Rev’olution

Les mots de la fin

12 janvier 2010

Un grand merci à vous toutes et tous qui avez suivi de loin ou de près nos péripéties aux quatre coins du monde. Votre enthousiasme, vos expériences et vos commentaires ont été de véritables sources d’inspiration.

Une mention spéciale aux excellents guides Lonely Planet qui nous ont accompagnés tout au long du voyage et qui ont su attirer notre attention sur des lieux et des coutumes insoupçonnés.

Un grand merci également à mon Julo, qui en digne ‘petit frère génie des nouvelle technologies’ a mis ses talents à notre service en créant ce site.

Un petit mot à destination de mes neveux adorés, qui sont encore un peu jeunes pour me suivre, mais qui j’espère auront eux aussi un jour l’envie et la possibilité de partir à la découverte de notre belle planète.

Je n’oublie pas mes chers parents pour qui je le sais mon absence est parfois lourde à porter, mais dont le soutien n’a jamais failli. Toujours à l’écoute, toujours de bon conseil, dans les bons comme dans les mauvais moments. Merci.

Enfin, merci à toi, mon inséparable, mon compagnon de route. Merci pour ta force, ta patience, ton énergie et ton amour de la vie. J’ai adoré voir tes beaux yeux bleus briller un peu plus à chaque découverte. J’ai adoré (même si parfois l’attente était un peu longue) te voir te passionner pour tes photos, qui sont vraiment superbes, et qui constituent la plus belle preuve d’amour dont la Terre puisse rêver. Aujourd’hui une page se tourne, mais l’histoire ne fait que commencer…

Tentative de bilan…

12 janvier 2010

Tellement de choses à raconter, mais en même temps, impossible de mettre des mots sur tout ce qu’on a vu et vécu. Pour tous ceux et celles qui n’y étaient pas, mais qui auraient bien voulu faire partie de l’aventure ; pour tous ceux et celles qui en rêvent et qui un jour, c’est sûr, mettront eux aussi les voiles, voici une tentative de résumé de notre périple….mon bilan en superlatifs.

Inde (du nord) : le plus dépaysant

C’est tout simplement un autre monde. On y trouve tout et son contraire : le faste et la misère, la vie et la mort, …le tout dans un festival de couleurs et d’odeurs.

Enorme coup de cœur pour le Rajasthan et la petite ville paisible d’Orchha.

Un lieu à ne pas manquer : le Temple d’Or, édifice le plus sacré des Sikhs, situé à Amritsar.

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+++ : les prix (tout est très bon marché) ; la nourriture est excellente ; l’artisanat est fin et varié

Népal : le plus complet

Au Népal on a fait le plein de nature et culture en peu de temps étant donné la petite taille du pays. En quelques semaines, nous avons fait un trek de 10 jours dans la région des Annapurna, traqué le rhinocéros unicorne dans le parc national du Chitwan, et fait la tournée des sites culturels et religieux dans la très belle vallée de Katmandou.

Un lieu à ne pas manquer : le temple de Changu Narayan, dans la vallée de Katmandou.

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+++ : la gentillesse des Népalais ; les distances sont courtes ; les prix (nourriture, logement) sont bas

- -: les randonneurs qui confondent les porteurs avec des mules ; la nourriture locale.

Thaïlande : le plus décevant

Et oui il en faut bien un ! On avait pourtant choisi de ne pas faire comme tout le monde, en évitant les plages du sud pour nous concentrer sur le nord du pays. On pensait y trouver simplicité et authenticité, et ce ne fut malheureusement pas le cas. Impossible de faire quoi que ce soit sans passer par une agence spécialisée, et payer le prix fort bien sûr. Pour voir des femmes girafes parquées comme dans un zoo, non merci !!

Par contre gros coup de cœur pour la ville de Bangkok, ses balades sur le fleuve, ses innombrables temples et palais plus incroyables les uns que les autres.

Un lieu à ne pas manquer : le Wat Rong Khun, plus connu sous le nom du temple blanc, à Chiang Rai, une des constructions les plus étranges conçue par l’homme.

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+++ : l’excellente nourriture, le train tout confort

– : le quartier Kao San à Bangkok, les nombreux effets pervers du tourisme

Laos : le plus photogénique

Ce pays aurait sans aucun doute mérité qu’on s’y attarde davantage, mais le temps nous était malheureusement compté. Enorme coup de cœur pour les richesses culturelle, naturelle et humaine de la ville de Luang Prabang (et sa région).

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A ne pas manquer : la quête matinale des moines de bonne heure dans les rues de Luang Prabang.

+++ : les Laotiens (calmes, souriants, chaleureux)

– : les transports en commun peu fiables et peu confortables

Vietnam : le plus listé (par l’UNESCO)

J’ai hésité avec ‘le plus communiste’, car nous avons été frappés par l’ordre et l’atmosphère d’obéissance civile qui règnent dans ce pays. Tous les matins les Vietnamiens sont réveillés au son de l’hymne national hurlé par des hauts parleurs disséminés un peu partout dans les villes ; s’en suivent de longs discours moralisateurs. La dévotion du peuple envers Hô Chi Minh est également surprenante, tout comme la visite de son mausolée.

Mais j’ai finalement opté pour une épithète rappelant l’incroyable richesse culturelle du Vietnam. Impossible de résister au charme de la ville d’Hanoï et ses vieux quartiers. Une croisière dans la baie d’Ha Long est toujours un enchantement, qu’elle se fasse dans la brume ou sous le soleil. Sans oublier la vieille cité d’Hoi An, superbe exemple d’un port marchand traditionnel d’Asie. La région d’Hué qui abrite de nombreux tombeaux royaux vaut également le détour. Par contre, nous avons beaucoup moins aimé le sud de la côte (Nam Thrang).

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Pour les passionnés d’histoire, ne pas manquer les musées de Saïgon dédiés aux guerres françaises et américaines. Pas toujours facile à regarder, mais tellement nécessaire pour ne pas oublier…

+++ : l’artisanat, la nourriture (le pho !)

— : la circulation est plus qu’anarchique (et donc dangereuse) dans les villes

Cambodge : le plus tourmenté

Difficile de ne pas ressentir aujourd’hui encore les séquelles du douloureux passé de ce petit pays. A Phnom Penh, les gens nous ont semblé terriblement effacés, méfiants. On réalise alors l’ampleur des dégâts sur toute une génération qui semble totalement ‘perdue’. La situation est peut être plus facile pour les plus jeunes qui n’ont pas connu le régime des khmers rouges, et qui profitent de la croissance économique, mais ne vont-ils pas eux aussi au devant de terribles désillusions ?

Une exception, et un gros coup de cœur donc pour la petite ville de Siem Reap et les fabuleux temples d’Angkor, qui détiennent sans conteste la palme du site le plus époustouflant.

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A ne pas manquer : les sites et musées témoins des atrocités commises sous le régime de Pol Pot. Là encore, il faut avoir le cœur et l’estomac bien accrochés, mais on leur doit bien ça !

+++ : la nourriture, originale et savoureuse

– : les punaises de lit dans certains établissements peu recommandables à Phnom Penh

Hong Kong : le plus contrasté

Hong Kong, c’est les gratte-ciels à perte de vue, les néons, les lasers, etc…, et pourtant au pied des immenses buildings, les vieilles coutumes persistent. Le marché aux oiseaux, les restaurants où plusieurs générations se retrouvent pour manger des mets traditionnels, les boutiques d’apothicaires emplies des remèdes les plus inattendus, autant de lieux qui contrastent avec la modernité et la technologie qui les surplombent.

Ne pas manquer le ‘laser show’ intituté ‘Symphony of Lights’, qui a lieu tous les soirs dans le port, c’est épatant !

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Indonésie : le plus agréable

Nous n’avons visité que Bali et Java, et avons immédiatement été conquis par l’Indonésie et les Indonésiens. Variété des paysages et activités, bons transports, infrastructures modernes, excellente nourriture, pas cher, sans oublier le sourire infaillible des Indonésiens, que demander de plus ? c’est sans aucun doute la meilleure destination de vacances en Asie du Sud Est.

Lieux à ne pas manquer : le Temple de Tanah Lot à Bali ; le volcan Gunung Bromo à Java.

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Gros coup de cœur pour la petite ville d’Ubud sur l’île de Bali, et pour Yogyakarta au centre de Java.

+++ : les Indonésiens (leur sourire, leur amabilité), le coût de la vie, la nourriture

– : les distances sont longues, et l’archipel est si grand qu’il est impossible d’en faire le tour en quelques semaines… chouette, il nous faudra donc y retourner !!

Malaisie : le plus inattendu

Nous nous y sommes retrouvés un peu par hasard, et nous n’avons pas été déçus du détour ! La Malaisie est à l’image de sa population : métissée. Mélange des cultures sur l’île de Penang, concentré d’histoire et d’art à Melacca, paradis naturel dans les Highlands du centre du pays, … et encore, nous n’avons pas pu nous rendre à Bornéo !! Une destination encore peu connue, mais que nous vous recommandons vivement.

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Un coup de cœur particulier pour la ville de Kuala Lumpur, symbole de l’éclectisme malaisien (chinatown, quartier colonial, les fameuses tours petronas, …)

– : attention aux vols à l’arrachée dans les grandes villes ; les quartiers populaires de Kuala Lumpur sont infestés de punaises de lit…

Polynésie Française : le plus farniente (et le plus cher)

Nous n’avions pas le budget suffisant pour nous déplacer sur les différents archipels, mais l’île de Moorea était parfaite pour notre programme : farniente et plongée/snorkeling.

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A ne pas manquer même si vous souffrez du mal de mer : la balade en bateau au large pour aller voir les baleines.

+++ : la beauté et la richesse des lagons…inégalées ! ; nager avec les raies et les requins à pointes noires.

– : les prix (bien plus chers qu’en France métropolitaine) ; les nombreuses dérives dues au tourisme (les traditions polynésiennes ne se trouvent presque plus que dans des villages touristiques, dommage !) ; on a bien cherché les vahinés…on ne les a pas trouvées…

Île de Pâques : le plus mystérieux

L’île de Pâques est à la hauteur des rêves qu’elle alimente : une nature époustouflante à perte de vue, et des Moais plus imposants les uns que les autres. Du très beau travail de restauration !

Pour une journée inoubliable : louer une voiture ou un scooter et faire le tour de l’île.

Ne pas manquer le musée ; c’est tout petit, mais on y apprend énormément de choses !

Enorme coup de cœur pour le site du volcan Rano Kau et son cratère.

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+++ : L’accueil chaleureux des îliens qui aiment profondément leur île et sont conscients des trésors qu’elle abrite ; le tourisme est régulé et maîtrisé ; les prix sont élevés mais restent raisonnables.

Chili : le plus désertique

4300km de long, pour une largeur moyenne de 200km, la géographie chilienne est peu commune ! Nous ne nous sommes aventurés qu’au nord du pays, où les paysages côtiers sont splendides.

Ne pas manquer l’incroyable désert d’Atacama au nord du pays (le Dakar y passe) et ses fabuleuses vallées.

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Enorme coup de cœur pour la ville de Valparaiso, et pour le parc national Torres del Paine en Patagonie.

+++ : très bon service de transport en commun ; le pisco, boisson nationale, et d’excellents vins pas chers du tout !

– : pays tout en longueur, les distances sont impressionnantes ! Le coût de la vie est étonnamment cher.

Bolivie : le plus authentique

La Bolivie, c’est l’Amérique du sud telle qu’on se l’imagine : les femmes aux longues chevelures tressées rehaussées d’un chapeau melon, les lamas, les textiles colorés, les flûtes de pan… et pas la peine d’aller dans les musées pour voir tout ça, non, ça fait vraiment partie de la vie quotidienne. Mais attention, les richesses de la Bolivie, ça se mérite, notamment en supportant les caractéristiques de l’altitude (mal des montagnes, et froid).

Gros coups de cœur pour les villes de Sucre, Potosi et La Paz.

A ne pas manquer : la région du Sud Lipez, avec ses lagunes colorées et ses volcans, sans oublier l’unique Salar d’Uyuni. Les mines d’argent de Potosi, et le musée de la coca à La Paz qui permet de mieux comprendre l’enjeu de cette culture controversée.

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+++ : la variété des paysages : haute montagne, lac d’altitude (Titicaca), plaines de l’Est ; les textiles ; le coût de la vie.

: les transports en commun sont nettement moins bons que dans les pays voisins (et surtout pas chauffés, bonjour les nuits sans sommeil, à grelotter !)

Pérou : le plus physique

Le pérou, c’est avant tout le paradis des archéologues amateurs, mais nous, on a préféré en faire notre terrain d’entraînement physique, en enchaînant les treks (3 jours dans le cañon del colca, et 5 dans la superbe région du Machu Picchu.

Gros coup de cœur pour la magnifique ville d’Arequipa, et le trek du Salkantay qui se termine au pied du Machu Picchu.

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A ne pas manquer : l’incroyable monastère Santa Catalina à Arequipa ; les condors dans le cañon del Colca.

+++ : le folklore péruvien ; la nourriture.

– : certains lieux perdent un peu de leur authenticité du fait de l’afflux touristique, c’est le cas du Machu Picchu, c’est dommage ! 40$ l’entrée au Machu Picchu, c’est exagéré !!

Argentine : le plus Nature

Alors que le nord du pays nous a un peu laissés sur notre faim (mises à part les fabuleuses chutes d’Iguaçu qui valent le détour), nous avons trouvé notre bonheur un peu partout dans le sud du pays. A commencer par la région des lacs autour de la charmante petite ville de Bariloche. Puis la rencontre avec les baleines non loin de Puerto Madryn. Pour finir en toute beauté avec les somptueux glaciers d’El Calafate.

A ne pas manquer : la rencontre avec les baleines, les otaries, les éléphants de mer et les pingouins dans la péninsule de Valdès. Le glacier Perito Moreno, qui avance de 2 à 3m par jour.

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Gros coup de cœur pour la belle ville de Buenos Aires, capitale du tango et berceau du mythe gaucho.

+++ : la nourriture (un bon steak de 500gm pour 1€, ça vous tente ?) ; l’artisanat (cuir et bois)

– : le coût de la vie ; les distances.

Bon voyage !!

Tango et rythmes gauchos à Buenos Aires

11 janvier 2010

09-14/12/2009

Buenos aires, c’est :

Le temps qui semble s’être arrêté par endroits. Le quartier de San Telmo se trouve au cœur de la culture du tango argentin. De superbes couples de danseurs dévoilent leur art tout au long de la journée sur les places et terrasses populaires.

tango

Les façades et perrons des vieilles demeures sont encore parfois couverts de célèbres fileteados type de dessin artistique typique de la région mêlant plantes grimpantes stylisées et maximes souvent déclinées sur un ton comique. San Telmo fut un lieu très à la mode jusqu’en 1870 ; une série d’épidémies dans les décennies qui suivirent forcèrent les familles riches à quitter le quartier. Par la suite, les loyers modérés ont surtout attiré des artistes, mais de nos jours les prix ont largement augmenté, et les rues étroites abritent de plus en plus de boutiques chics et de studios réputés.

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Autre lieu, autre histoire, mais même nostalgie : le quartier de la Boca, premier port de la ville de Buenos Aires. Les premiers habitants étaient des immigrants italiens de la région de Gênes. Les maisons étaient principalement construites en bois et zinc, et les façades peintes avec les restes de peinture des bateaux.

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Cette tradition des plus colorées perdure encore aujourd’hui et donne à la Boca un ‘je ne sais quoi’ qui plait beaucoup aux artistes locaux ainsi qu’aux touristes de passage dans la capitale.

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A quelques kilomètres de là, un tout autre univers, issu lui aussi du passé. Il s’agit du barrio (quartier) Puerto Madero qui correspond aux anciens docks de la capitale. Ici on a conservé les objets et lieux emblématiques, non sans leur offrir une touche de modernité. Les grues métalliques sont aujourd’hui immobiles mais tellement belles dans leurs couleurs chatoyantes ; quant aux hangars, ils ont été transformés en logement et restaurants de haut standing. Un pari osé mais fort bien réussi !

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Buenos Aires, c’est également le mythe vivant du Gaucho, ce cavalier gardien de troupeaux dans la pampa sud américaine. Plus qu’une tradition, c’est un véritable art de vivre pour de nombreux argentins qui viennent partager leur passion chaque dimanche dans la capitale, lors de la feria de Mataderos, grand rassemblement gaucho. On peut y admirer leurs magnifiques costumes : pantalon noir large, chemise blanche ou noire et gilet noir pour les hommes, sans oublier les bérets noirs ; longue robe à franges et écharpe en coton pour les femmes. L’accessoire phare étant les chaussures qui se déclinent en trois modèles : des espadrilles, des bottes en cuir auxquelles sont attachés des éperons en argent, ou les fameuses botas de potro, confectionnées d’une seule pièce de cuir, sans couture, taillées généralement dans les extrémités postérieures d’ânes, chevaux, pumas ou jaguars.

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La feria est l’occasion de les voir danser et dresser des chevaux, mais aussi de découvrir l’excellence de leur artisanat, avec notamment un impressionnant travail du bois et du cuir.

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Buenos Aires, c’est également la dévotion faite à ‘Evita’ (Eva Peron). Maria Eva Duarte est issue d’un milieu social rural défavorisé. Très jeune, elle part chercher du travail à Buenos Aires et est employée en tant qu’actrice pour des séries B et dans des feuilletons pour la radio. Elle rencontre le colonel Juan Peron lors d’une vente de charité et l’épouse en 1945. Ses racines humbles l’ont tout naturellement destinée à assurer la liaison entre son mari et les travailleurs, ceux qu’on appelle les « sans-chemises », base sociale importante du régime. Elle a fortement contribué à la campagne de son mari pour l’élection présidentielle de 1946. Utilisant son émission de radio hebdomadaire, elle se lance dans de grands discours appelant les pauvres à se relever. Elle met en avant ses racines modestes afin de montrer sa solidarité avec les classes les plus défavorisées. Après l’élection de son mari, Evita Perón prit immédiatement un rôle considérable dans son entourage. Elle crée la Fondation Eva Perón dont le rôle est d’assister les pauvres. Elle devient rapidement très populaire et a laissé au pays des contributions non négligeables : nombre d’hôpitaux ou d’orphelinats créés par la Fondation ont survécu à sa mort prématurée (elle meurt d’un cancer de l’utérus à 33 ans). En 1949, Mme Duarte, désormais populairement surnommée “Evita”, est une des figures les plus influentes d’Argentine. Elle devient l’objet d’un culte de la personnalité, son nom et son image apparaissant partout. Elle ne cache pas ses goûts de luxe (bijoux, fourrures et robes de la maison Dior entre autres), et cela ne l’empêche pas d’être acclamée comme la ‘championne des pauvres’.

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L’icône dont je souhaite vous parler maintenant est une petite fille, personnage principal de l’historieta du même nom, créée en 1964 par Quino. Tout comme son auteur, elle est argentine, issue de la classe moyenne, et devient très vite populaire dans tout l’Amérique latine et même jusqu’en Europe ! Vous avez trouvé de qui il s’agit ? Et oui, c’est bien de Mafalda dont il est question !

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Anticapitaliste, féministe, idéaliste et militante de toutes les bonnes causes, Mafalda a du caractère et réagit à tout ce qui se passe autour d’elle et ce qu’elle lit dans les journaux. La fillette est entourée de plusieurs personnages très caricaturaux, et de points de vue très opposés sur le monde. Parmi eux, certains sont incontournables, comme Manolito, le garçon le plus capitaliste de toute l’Argentine, ou encore Susanita, la gamine se voulant indépendante, mais totalement soumise à son futur mari. Humour engagé, à savourer sans modération…

mafalda

Enfin, Buenos Aires (et par extension tout l’Argentine), c’est la convivialité à toute heure de la journée. L’exemple le plus parlant est le Mate, infusion à partager entre amis. N’est pas argentin celui qui ne possède pas plusieurs services à mate, composé d’une petite gourde ronde (en calebasse ou bien métallique) dans laquelle se tient la bombilla, une sorte de paille métallique. Quand les Conquistadors sont arrivés en Amérique du Sud, ils ont remarqué que les indiens buvaient régulièrement une infusion qu’ils appelaient caigua (herbe et eau). La cérémonie du mate a traversé les âges pour devenir un héritage du peuple argentin. En voici certaines règles : l’eau doit être frémissante, mais pas bouillante ; seul un convive est censé faire le mélange herbe et eau ; chaque personne dispose d’un certain temps pour boire le mate ; dire ‘merci’ en passant la gourde au suivant signifie que vous ne souhaitez plus boire davantage ; il ne faut jamais passer la gourde si celle-ci est à moitié vide, il faut toujours la re-remplir ; ne jamais jouer avec la bombilla, ou la sortir de la gourde ; etc, etc, etc…mais après tout il s’agit de partager un bon moment ensemble, entre amis, et les amis sauront vous pardonner si vous en oubliez l’une ou l’autre… Enfin, sachez qu’outre ses vertus amicales, le mate est reconnu comme étant un excellent diurétique et antioxydant. Convivialité, et santé : que demander de plus ?!

Voilà, en quelques mots (mais il y en a tellement d’autres) ce que nous retiendrons de cette ville envoûtante, espérant pouvoir y revenir un jour, afin de poursuivre la quête de ses trésors.

We Buenos Aires !

Le parc des Glaciers

26 décembre 2009

01-07/12/2009

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El Chalten ne compte que 800 habitants permanents, pour deux fois plus de touristes en haute saison ; un bâtiment sur deux est en fait une auberge ou un hôtel. Malgré cela, mieux vaut réserver à l’avance sinon c’est une véritable galère pour trouver un logement. Arrivés ‘comme des fleurs’, nous avons donc tourné une bonne heure dans tout le village avant de nous résigner à prendre 2 lits superposés dans un dortoir de six personnes. Inutile de préciser que la nuit fut courte. Le lendemain matin, Bibi, expert en matière d’immobilier, part à la recherche d’un endroit un peu plus confortable, et nous dégote un petit coin de paradis. Nous nous installons finalement dans une grande chambre avec salle de bain, à laquelle est attaché un immense cuisine-séjour que l’on partage avec un seul autre couple. En bonus, de petits hauts parleurs diffusent toute la journée une musique d’ambiance, bref, l’en droit est idéal pour se reposer quelques jours et profiter de la nature environnante.

Nous profitons d’une après midi particulièrement ensoleillée pour nous rendre aux deux miradors les plus proches. Le premier point de vue offre un superbe panorama sur la chaîne du Fitz Roy avec le village d’El Chalten à ses pieds ; le second point de vue se trouve du côté opposé et donne sur la large plaine et le lac dans lequel se jette le glacier Viedma. Au cours de cette promenade nous rencontrons deux couples de Français qui effectuent un road trip de plusieurs mois à travers l’Amérique du Sud. Ils voyagent à bord de pick-up transformés en mini camping car : ça c’est l’aventure !! Un peu plus loin nous tombons nez à nez avec la Rolls Royce du voyage indépendant : un gros camion Mercedes qui a été aménagé en luxueux mobil home ; il y a une antenne internet et même la climatisation ! Le rêve de Bibi…un jour peut être…

plaine

Les deux jours suivants, nous parcourons les chemins de randonnée qui mènent aux plus beaux points de vue sur les sommets, le Torre (3102m) et le Fitz Roy (3405m). Les paysages, principalement constitués de lacs, forêts et formations granitiques sont splendides. Le Fitz Roy est une montagne sacrée pour les habitants originaires de la région. Elle est également connue sous le nom de Cerro Chalten, qui signifie en langue mapuche « la montagne qui fume ». Ce nom fait référence aux nuages qui s’accrochent en permanence aux pics. En dépit de sa faible altitude, le Fitz Roy est réputé comme étant le sommet le plus difficile à gravir au monde. En effet le granite très compact requiert un haut niveau d’escalade et les conditions climatiques sont généralement extrêmes. Alors que plusieurs dizaines de personnes peuvent se lancer à l’assaut de l’Everest le même jour, le Fitz Roy ne fait l’objet que de très rares expéditions (une ou deux par an).

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Mis à part le majestueux Fitz Roy, le parc doit son succès, comme son nom l’indique, à l’impressionnante quantité de glaciers qu’il renferme (47 gros glaciers, et plus de 200 autres de petite taille, le tout représentant plus de la moitié des 600 000 hectares que couvre le parc). Il s’agit en fait de la plus grande étendue de glace continentale, après l’Antarctique. Alors que partout ailleurs dans le monde, les glaciers se situent généralement à plus de 2500 mètres d’altitude, ici, ils se forment à environ 1500 mètres et descendent jusqu’à 200 mètres, offrant ainsi une approche et une vue très particulière aux visiteurs. Le plus spectaculaire d’entre eux est sans aucun doute le Perito Moreno, situé à environ 80 km d’El Calafate. Ses dimensions forcent le respect : 250km², une longueur de 30km, le front du glacier fait plus de 5km de large, la glace émerge de 60 à 70m pour une hauteur totale de 170m. Mais la principale particularité de cette merveille de la nature est qu’elle fait partie des rares glaciers à ne pas régresser. Au contraire on estime son avancée à 2 à 3m par jour. Chaque jour, d’énormes blocs de glace s’effondrent dans un bruit assourdissant, et pour le plus grand bonheur des spectateurs.

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Dans ce lieu, nous redevenons tous des enfants, capables de rester des heures au même endroit – malgré la fraîcheur de la température -, à espérer qu’un bout du mur se détache et se fracasse à la surface de l’eau dans un nuage de glace pillée. Nous avons été particulièrement chanceux lors de notre visite car nous avons pu assister à l’effondrement d’un pan entier du mur de glace : une vision unique au monde, et qui vous laisse sans voix, mais qui ne peut nous faire oublier que si le Perito Moreno semble défier le changement climatique et continue de gagner du terrain, ce n’est malheureusement pas le cas de la plupart de ses cousins qui fondent peu à peu à cause de l’augmentation des températures moyennes mondiales.

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Ainsi se termine notre escapade en Patagonie, un rêve de plus réalisé… il est désormais temps pour nous de rentrer à Buenos Aires et préparer notre retour en France.

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Parc Torres del Paine

18 décembre 2009

25-29/11/2009

Plus on descend vers le pôle, plus le cône sud américain se rétrécit. Ce matin nous étions dans la charmante ville d’El Calafate, en Argentine, et à présent, après 5 heures de bus, nous voici dans le non moins charmant village de Puerto Natales, au Chili. Retour donc dans le premier pays latino que nous ayons visité, mais seulement pour quelques jours, juste le temps de nous balader dans le parc Torres del Paine. Enfin, ‘balader’ n’est certainement pas le bon terme. La plupart des sentiers ne font que monter et descendre, et les rares sections de plat sont sans cesse balayées par un vent qui a de quoi faire rougir notre bon vieux mistral. Sans oublier que nous portons nos sacs avec tout le bazar nécessaire pour camper pendant 5 jours (tente, sacs de couchage, réchaud à gaz, soupes, pâtes, riz…). Une aventure physique donc tout autant que visuelle/panoramique., dont voici un résumé.

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Jour 1 : Le bus nous dépose à l’entrée du parc : nous sommes à une heure de marche de l’auberge/camping qui marque le début du trek. Comme nous sommes super motivés, nous décidons de ne pas prendre le service de shuttle et de commencer dès maintenant la marche. Au bout d’une demi-heure, un mini van s’arrête à notre hauteur et nous propose de monter à bord. Toujours aussi motivés, nous refusons, mais le chauffeur en a décidé autrement, et nous n’avons pas d’autre choix que de nous faire transporter jusqu’au bas du sentier. Pas vraiment ‘sport intense’ nos débuts ! Mais attendez, cela va vite devenir sérieux… Nous démarrons illico la montée vers le premier refuge/campement. Deux heures d’ascension quasi non stop, avec des passages particulièrement exposés au vent. On a chaud à force de grimper, alors on enlève les couches de vêtement au fur et à mesure, mais pas question de s’arrêter, car sinon le froid reprend le dessus.

Nous passons le premier refuge et décidons de ne pas nous arrêter pour poursuivre vers le second situé à un peu plus d’une heure de marche dans la forêt. Nous nous rapprochons ainsi au maximum du point de vue sur les fameuses Torres del Paine qui ont donné leur nom au parc.

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Le parc qui s’étend sur plus de 180 000 hectares constitue une riche réserve de faune et flore. Au cours de nos randonnées nous évoluons à travers quatre types de végétation différents : la brousse près des lacs, la forêt, la tundra et enfin la haute altitude où la végétation laisse place aux roches.

Notre première nuit sous tente fut, sans grand étonnement, inconfortable et particulièrement fraîche.

Jour 2 : on se lève au petit matin afin de grimper au mirador Torres del Paine. Ça monte très raide pendant une petite heure, mais la vue qu’on obtient finalement vaut la peine ! Derrière une petite colline de roches se dressent les trois larges pics de granite. Leur paroi de face est presque parfaitement lisse, c’est cette caractéristique qui leur a valu l’appellation Torres (tours). Pour parfaire le paysage, un petit lac aux eaux turquoises s’est formé au pied des monuments de pierre. Après une courte séance photos, c’est parti pour redescendre tout ce qu’on a monté hier. La plupart des gens vont plus vite en descendant qu’en montant, et bien pas moi ; à force de retenir mon poids + celui de mon sac, j’ai les genoux qui tremblent. Seul réconfort - cruel je l’avoue - : observer les gens qui montent et penser à tout le chemin qu’ils ont encore à parcourir…

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Une fois revenus au point de départ, nous longeons le lac durant près de 4 heures. Le paysage est splendide, il fait grand soleil, bref, ce serait parfait si ce n’est que nous devons faire face à un vent de plus en plus violent. Il nous est quasiment impossible de nous arrêter pour le pique nique de mi journée. La végétation essentiellement composée de petits arbustes piquants n’offre pas de protection. Je suis sans cesse déviée de ma trajectoire et dois m’agripper à Bibi pour ne pas quitter le sentier. Ces 4 heures ont tout simplement été épuisantes ! Et pour couronner le tout, notre arrivée au second refuge/campement se fait sous la pluie. Réussir à monter la tente par un temps de chien comme celui tient presque de l’exploit acrobatique ! On peut aussi oublier le café/chocolat chaud au refuge car il est plein comme un œuf et plus un banc de la salle commune n’est libre… Et voilà donc comment commence notre seconde nuit d’insomnie dans le parc…

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Pourquoi avoir choisi le camping me direz-vous, alors qu’il y a des refuges un peu partout sur les parcours de randonnée ? Et bien pour des raisons essentiellement financières (et aussi par esprit d’aventure bien sûr !). L’emplacement de tente coûte (déjà) environ 10€, et le lit en refuge revient à la belle somme de 25€ (sans le petit déjeuner, car si vous voulez la pension complète : petit dej, lunch box et repas du soir, alors là ça passe à plus de 50€ par personne et par jour), autrement dit carrément hors budget pour nous.

Jour 3 : le réveil est bien difficile ce matin (courbatures, et genoux cagneux pour Nounoune qui s’est pris les pieds dans ses lacets de chaussures la veille en allant au pipi room et s’est vautrée en beauté). Mais, au moins le soleil est de retour ! 2 nouvelles heures d’enfer éolien nous attendent, mais nous tenons bon et arrivons au campement italien (c’est son nom) pour le déjeuner. Nous plantons notre tente et poursuivons, plus légers, l’ascension vers le point de vue sur los Cuernos (les cornes). Les touristes font souvent l’erreur de croire que ces pics sont les Torres (car ce sont ceux que l’on voit le mieux sur la plus grande partie du parcours). Le sommet des cuernos est pourtant bien plus accidenté, mais la différence la plus visible est le monticule de roche sédimentaire de couleur noire qui recouvre le bloc de granite. Le sentier qui mène au mirador est très divertissant ; nous passons à travers forêt et flancs rocailleux, traversons des petits ruisseaux, et profitons de très belles vues sur les sommets enneigés et glaciers alentours. Cette féérie naturelle prend malheureusement fin quelques heures plus tard, alors que nous entamons notre 3ème nuit mouvementée.

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Le parc Torres del Paine est immense et offre une multitude de chemins de randonnée, mais le circuit le plus emprunté est celui communément appelé le ‘W’, qui permet d’accéder aux principaux points de vue. Les refuges se trouvent au pied des montagnes (des sites de camping rudimentaires sont disponibles au sommet), ce qui fait que les gens s’installent en bas, et effectuent généralement dans la journée l’aller-retour vers les miradors, d’où la forme du ‘W’ !

neige-et-eau

Jour 4 : encore une grosse journée devant nous. Bibi est en mode ‘pilote automatique’ et on progresse lentement. On parvient tant bien que mal au refuge/campement Paine Grande où la tentation de déclarer forfait pour le reste de la journée est grande. Et puis finalement non, après une collation nous prenons notre courage à deux mains, rendossons nos sacs et nous voilà repartis pour un peu plus de 3 heures d’ascension vers le refuge/campement Grey, qui doit son nom au glacier tout proche. Le mirador que nous atteignons à mi parcours est une belle récompense : vue plongeante sur le lac où flottent quelques icebergs, avec au fond le mur de glace comme posé sur l’eau. Le spectacle est fabuleux. Nous ne sommes pas déçus car le campement est également très sympa et le refuge moins bondé, ce qui fait que ce soir nous avons droit à notre chocolat chaud au coin de la cheminée. Comme à son habitude Bibi prépare un bon repas chaud (lire ‘il se les gèle devant le réchaud) pendant que Nounoune organise l’intérieur de la tente. On tente une rapide sortie avant de nous coucher pour aller voir le glacier de plus près : c’est impressionnant !

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Jour 5 : physiquement on est crevés mais le mental est gonflé à bloc car on sait que c’est la fin. Nous avons rendez-vous avec le catamaran qui effectue la traversée du lac jusqu’à l’entrée du parc à 13h. Nos anges gardiens ne nous ont pas lâchés, car le soleil est toujours là (ce fait est assez remarquable car la plupart des gens que nous avons croisés ont eu inévitablement droit à de la pluie au cours de leur séjour dans le parc).

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C’est tout ‘pouilleux’, mais heureux que nous arrivons en fin d’après midi à Puerto Natales où nous allons dévorer une énorme pizza avant de nous écrouler sous la couette pour un repos bien mérité.

Puerto Madryn et la péninsule de Valdès

14 décembre 2009

18-21/11/2009

J’ai traqué le chimpanzé en Ouganda, le maki cata à Madagascar, le fourmilier dans le Pantanal brésilien, le rhinocéros unicorme au Népal ; je me suis baignée avec un éléphant, avec des raies et des requins, j’ai pêché le piranha, ….. Autant d’expériences fortes en émotions, mais je dois avouer que se trouver sur un petit bateau pneumatique entouré d’une douzaine de baleines franches australes, la plupart accompagnées de leur baleineau est un moment magique que je ne suis pas prête d’oublier !

doradillo-playa

Puerto Madryn, ville fondée par des migrants gallois à la fin du XIXème siècle, est un véritable aimant à touristes, et ce tout au long de l’année. Son succès elle le doit à sa belle et longue plage de sable, mais surtout à sa proximité avec la Péninsule de Valdès dont les côtés offrent quelques uns des plus beaux spectacles aquatiques au monde. C’est donc plein d’espoir et les batteries de l’appareil photo chargées à bloc que nous partons tôt le matin en compagnie de notre guide et un couple de hollandais en direction de ce petit bout de terre prometteur. Tous les touristes bien informés ont entendu parler de la plage Doradillo située à la sortie de la ville. Les baleines apprécient tout particulièrement le calme de l’endroit et y viennent souvent donner naissance. A priori nous arrivons trop tard car la période des naissances est déjà terminée, mais on ne sait jamais comme dit notre guide….et là, c’est sûrement la chance des débutants, car figurez vous que nous apercevons nos premiers spécimen de la journée : une mère et son petit qui s’amuse à faire claquer sa queue contre la surface de l’eau.

mere-et-son-baleineau

A quelques mètres de là nous avons également droit au spectacle moins réjouissant d’un baleineau échoué sur le sable. Nous poursuivons notre route. Peu après avoir passé le ‘bras de terre’ étroit marquant l’entrée de la péninsule notre guide nous fait remarquer une petite île sur notre gauche. Il s’agit de la isla de los pajeros, celle là même qui, dit-on, aurait inspiré Antoine de Saint Exupéry pour son fameux ‘boa qui a avalé un éléphant’. La forme est en effet celle reprise par l’auteur du Petit Prince. Etrange me direz-vous, et bien pas tant que ça puisque l’écrivain qui était avant tout aviateur avait parcouru la région pendant plusieurs années lorsqu’il travaillait pour l’aéropostale.

Une fois arrivés dans la petite ville de Puerto Piramides, seul lieu habilité à l’accueil des visiteurs dans toute la péninsule, nous nous dirigeons vers le port et prenons place à bord d’un bateau pneumatique de grande taille. C’est le type d’embarcation préféré des touristes car il permet de rester proche de la surface de l’eau. Une dizaine de minutes de navigation, et le spectacle peut commencer : sur notre droite un jeune baleineau est en pleine séance d’exercices. Il effectue une longue série de sauts hors de l’eau et se rapproche finalement de sa mère qui se tient à proximité.Pas de chance pour les photos car nous sommes du mauvais côté du bateau, et malgré les instructions de rester assis, plusieurs passagers se lèvent brusquement obstruant ainsi la vue de bibi et de son objectif.

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Après cette inoubliable introduction le ballet continue durant plus d’une heure. On ne sait même plus où donner de la tête tellement les baleines sont nombreuses autour de nous. Des jets d’eau par ci, un dos qui apparait et plonge par là, c’en est presque étourdissant ! Certains spécimens peu farouches n’hésitent pas à passer sous notre bateau. Cette heure en compagnie de ces énormes mammifères fut tout simplement magique !

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sortie

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Nous remontons en voiture et nous dirigeons vers le nord de la péninsule, espérant pouvoir assister à une des scènes les plus impressionnantes du monde marin, que vous avez peut être déjà vu à la télé : le repas des orques. Ces énormes masses noires et blanches viennent ‘surfer’ jusque sur la plage où se reposent les otaries et éléphants de mer, et tentent d’attraper les jeunes imprudents afin de se nourrir. La scène est rapide et particulièrement violente. La bête surgit des eaux gueule ouverte et attrape sa proie. Elle retourne ensuite en eau plus profonde et afin de s’assurer que son futur repas est mort, elle le lance plusieurs fois en l’air (le choc du retour dans l’eau assomme les bébés otaries). Nous arrivons malheureusement trop tard, une orque a été observée durant la matinée à la pointe, mais est déjà repartie vers le large. On a tendance à croire que les orques sont des baleines (en anglais on les appelle d’ailleurs killer whale) alors qu’en fait elles appartiennent à la famille des dauphins.

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L’endroit est tout de même propice à l’observation des éléphants de mer ; la saison des accouplements a déjà eu lieu et les animaux passent le plus clair de leur temps allongés sur la plage. Contrairement aux otaries qui peuvent de dresser sur leurs ‘bras-nageoires’ et ainsi se mouvoir facilement, les éléphants sont cloués au sol et ont peine à se hisser hors de l’eau. Dans l’eau on peut apercevoir quelques otaries mâles qui viennent inspecter les lieux ; dans quelques semaines les éléphants de mer leur laisseront la place afin qu’à leur tour ils puissent s’y reproduire.

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Un peu plus loin sur la côté une colonie de pingouins a élu domicile. Ils sont vraiment très drôles, et très populaires auprès des touristes. A environ 150 km au sud de Puerto Madryn se trouve la plus grande colonie de pingouins de Magellan en dehors de l’Antarctique. Elle compte plus d’un demi-million d’individus et fait le bonheur des visiteurs. Nous gardons cette excursion pour notre prochain séjour en Argentine !

pingouins-de-magellan

Voilà pour cette magnifique journée aquatique qui fut sans aucun doute à la hauteur de nos espérances. Nous prenons maintenant un avion afin de rejoindre le cœur de la Patagonie. A nous les grands espaces !

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El Bolson

12 décembre 2009

13-17/11/2009

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Bon certes, j’exagère un peu en osant une telle comparaison, mais c’est tout de même le lieu le plus ‘Peace and Love’, et ‘Flower Power’ qu’on ait visité. Je m’explique : ce charmant petit village qui bénéficie d’un microclimat et d’un environnement naturel des plus agréables (lacs, montagnes) a été à juste titre choisi par les hippies de tout le pays comme lieu de résidence.

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El Bolson est ainsi devenue la première ville écologique et non nucléaire d’Argentine. L’endroit est très connu pour ses produits bio, notamment à base de fruits rouges, et les quelques touristes qui font le détour depuis Bariloche s’arrangent pour venir un des jours où se tient le marché artisanal, histoire de faire le plein de souvenirs. On peut y trouver de belles pièces en cuir ou bois, mais personnellement j’ai vu de plus belles choses à Buenos Aires et dans le reste de la Patagonie.

Bon, laissons nos frères et sœurs baba cool de côté : El Bolson, il faut y venir pour 3 raisons (que nous ignorions complètement à notre arrivée):

1) Les très belles balades à faire dans le coin. Il y en a pour tous les goûts : la cabeza del indiano est à quelques kilomètres seulement du village, avec de beaux points de vue en cours de route. Plusieurs cascades feront le bonheur des petits et des grands (et surtout de bibi avec son appareil photo). Il y a également quelques treks de montagne, mais le temps plus que maussade ne nous a pas permis de nous y coller… A ne pas manquer, le superbe Lago Puelo situé à une quinzaine de km. On peut faire un tour sur le lac, profiter d’une vue imprenable depuis le mirador, ou encore parcourir des sentiers sylvestres.

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2) Les glaces artisanales. Pas la peine de chercher plus loin – et vous pouvez me faire confiance, je suis experte en la matière -, les glaces produites par la maison Jauja sont les meilleures que nous ayons jamais eu le plaisir de goûter. Les parfums classiques sont délicieux (mention spéciale pour le ‘chocolate chip’), les compositions locales sont étonnantes et tout aussi agréables au palais, et les portions très généreuses, bref, c’est un sans faute !

3) L’Hospedaje Pehuenia, auberge tenue par une famille très aimable. Vale et Claudio partagent leur maison de bon cœur, et organisent de succulents BBQ. Nous avons été particulièrement chanceux car nous avons eu en bonus la rencontre avec Ben et Carole, un couple de jeunes français qui sont en plein tour du monde et avec qui nous avons passé des moments très sympas. Pour nous la fin du voyage est proche mais nous pourrons continuer l’aventure en suivant leur blog www.couleurs-locales.org

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Après avoir fait le plein de Nature/verdure dans cette belle région des lacs, c’est à la faune marine que nous allons nous intéresser, en mettant cap plein Est vers Puerto Madryn et la Péninsule de Valdès, célèbres pour l’observation des baleines franches australes et des colonies d’éléphants de mer.

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Bariloche et la région des lacs

11 décembre 2009

09-12/11/2009

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Située dans la magnifique région des lacs, Bariloche ressemble étrangement à nos stations alpines de sports d’hiver. Deux ou trois rues commerciales, quelques bons restaurants proposant des menus adaptés au froid qui règne à l’extérieur, des boutiques de chocolat (la spécialité locale), un beau lac sur lequel veillent quelques sommets enneigés. La saison de ski est presque terminée mais l’agent de l’office du tourisme nous apprend qu’à une vingtaine de kilomètres de là on peut encore dévaler quelques pistes. Dans notre cas, nous préférons attendre notre retour en France pour goûter aux joies de la poudreuse (et ce afin d’éviter un retour prématuré sur des béquilles par exemple).

eau-et-neige

Contrairement aux déboires que l’on a connus à Cordoba et Mendoza, nous sommes particulièrement chanceux quant à la quête d’un toit (et appareil de chauffage). Nous nous rendons sans grand espoir à l’une des principales adresses recommandées par le LP et quelle veine, il ne leur reste qu’une seule chambre double et les deux personnes devant nous décident de ne pas la prendre. La ‘penthouse’ 1004 sera donc notre petit nid douillet pour les 4 prochains jours. Bon certes, nous ne sommes pas tous seuls, et partageons l’endroit avec une bonne vingtaine d’autres touristes, mais les lieux sont vraiment sympas, et puis à partir du moment où nous disposons de notre propre chambre, pas la peine de se forcer à socialiser si on n’en a pas envie ! Comme son nom l’indique l’auberge se situe au dixième et dernier étage d’un grand immeuble qui donne sur le lac (vous imaginez la vue qu’on a depuis là haut !). Les pièces communes (salon-séjour et salle à manger) bénéficient d’une superbe vue, et les installations de la cuisine sont dignes de celles d’un restaurant (pas besoin d’attendre son tour pour se préparer à manger, il y a de la place et de la vaisselle pour tout le monde). Bref, nous avons trouvé le paradis du voyageur à petit budget !

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Difficile de quitter la chaleur et le confort de l’hôtel, mais malgré le vent glacial, les environs de Bariloche offrent quelques balades qu’on ne peut pas manquer. Bien emmitouflés (et rêvant déjà du bon chocolat chaud qui nous attendra à notre retour) nous partons sur les sentiers recommandés.

Nous commençons avec le Circuito chico, un parcours d’une soixantaine de km que l’on effectue en bus et à pied, autour du lac Huapi. Le sentier pédestre se situe essentiellement en sous bois ; c’est une balade très paisible et qui enchante tous nos sens. Le chemin étroit est bordé de petits bambous que surplombent d’immenses arbres aux troncs larges et orangés. Tout au long de la promenade le chant des oiseaux nous accompagne.

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Il est également populaire d’escalader certaines des collines entourant le lac afin de bénéficier du panorama. L’ascension du cerro otto nous prend quelques heures ; la présence de neige fondant rapidement au soleil sur le haut du sentier n’en facilite pas l’accès (la gadoue, la gadoue….) et nous sommes bien déçus une fois arrivés au sommet de constater que la station est fermée pour 2 semaines pour entretien (et moi qui nourrissais l’espoir secret de redescendre en télécabine…). Pas de bon café chaud, pas de piste de luge, mais la vue est tout de même bien belle !

sur-la-route-du-cerro-otto

L’accès au cerro campaniaro est bien plus rapide (une demi heure mais c’est raide!, ou sinon télésiège pour les moins courageux), et là non seulement on a droit à un remontant mais en plus le panorama est à vous couper le souffle ; c’est de là que sont prises la plupart des photos vantant la beauté de la région dans les brochures touristiques.

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Le centre ville de Bariloche est très mignon, avec des constructions qui sont apparemment typiques de la région, mêlant à la fois rondins de bois et pierres (et que l’on doit à l’architecte Ezequiel Bustillo). Sur la jolie place centrale se trouve le Musée de la Patagonie. C’est une mine d’informations sur les peuples autochtones et l’Histoire de la région, mais malheureusement les explications ne sont fournies qu’en langue espagnol. J’ai beau faire des efforts pour comprendre ce qui est écrit sur les nombreux panneaux de présentation, je suis sûrement passée à côté de beaucoup d’infos dignes d’intérêt… en sortant du musée nous trouvons des propriétaires peu scrupuleux de magnifiques Saint Bernard proposant aux touristes de les prendre en photos avec leurs chiens…on trouve ça assez scandaleux, surtout quand on voit le prix qu’ils demandent (c’était bien moins cher de se faire photographier avec des lamas en Bolivie !!)

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Ce court séjour à Bariloche nous a définitivement réconciliés avec l’Argentine qui nous avait jusque là étonnamment laissés sur notre faim. Notre seul regret : ne pas avoir pu parcourir la route des 7 lacs, par manque de temps et surtout faute d’avoir trouvé d’autres globe trotteurs pouvant louer une voiture pour une journée…ce sera pour la prochaine fois !

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Papilles en effervescence dans les vignobles de Mendoza

8 décembre 2009

06-08/11/2009

Nous avons bien failli zapper involontairement cette étape. La raison ? Un sérieux déficit en chambres d’hôtel, mais l’appel du ballon de rouge fut le plus fort. L’idée d’une bonne dégustation de vin – la spécialité de la région – nous a redonné courage et nous avons fini par trouver un endroit sympa où passer la nuit.

vignobles

Boire ou conduire, il faut choisir ! Pas de véhicule à moteur pour nous, c’est donc à bicyclette que nous allons parcourir les vignobles des alentours. La journée fut dans l’ensemble très agréable mais toutefois légèrement décevante d’un point de vue strictement œnologique. Notre erreur : avoir eu la chance de parcourir les vignobles sud africains. Malheureusement la comparaison est assez douloureuse… On se voit encore dans la région de Stellenbosch et Franschoek (Afrique du Sud) enchaînant les dégustations gratuites (parfois jusqu’à 6 vins différents) pendant toute une matinée, pour finalement arroser le tout d’un succulent repas au prix tout à fait raisonnable. Ici, tout se paie et le moindre verre coûte autant qu’une bouteille entière dans le commerce ! Et là je ne vous parle que des vins de base car les catégories supérieures sont tout simplement inabordables ! Bibi qui se faisait une joie de cette nouvelle expérience gustative est carrément dégoûté. Il faut reconnaître que l’industrie vinicole argentine est toute jeune et il faut donc lui laisser le temps de se développer.

exploitation

Nous aurons tout de même quelques belles surprises et rencontres au cours de la journée. Tout d’abord le cadre est très joli, avec les montagnes aux sommets enneigés qui se dressent derrière les vignes. Non loin du musée vinicole, qui vaut le détour pour son impressionnante collection de matériel, outils et machines liées à la culture des vignes, nous faisons connaissance avec un jeune entrepreneur passionné et créatif. Sa production est encore très limitée mais les produits sont d’excellente qualité et la dégustation (payante bien sûr) est un véritable festival pour nos papilles. On commence avec de belles grosses olives, puis un peu d’huile d’olive vierge sur du pain frais ; viennent ensuite les conserves aux associations innovantes (caviar d’aubergine, confiture de figues, … et on termine en beauté avec de beaux carrés de chocolat, le tout arrosé d’une liqueur maison ‘je vous dis que ça’ (schnaps, whiskey ou même absinthe). La cuisine est située dans le magasin, ce qui permet d’observer les processus de fabrication, l’accueil est chaleureux, et les étiquettes des produits fort bien réussies, bref, une très belle initiative, qui mérite d’être connue.

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Lors de recherches sur internet je m’étais rendue compte qu’une des exploitations recommandées par les guides touristiques était tenue par un couple de français. Cocorico !! Pas chauvins pour un sou, nous décidons d’y passer le reste de l’après midi. Le jardin de dégustation est plein de touristes à notre arrivée mais peu à peu les groupes se dispersent et nous nous retrouvons finalement avec Brigitte et Philippe S. qui nous racontent leur histoire. Il était employé d’EDF en France et s’est vu offrir un poste en Argentine( !) ; après quelques temps il bénéficie d’un programme de départ à la retraite anticipé, vend sa maison en France et achète pour le même prix une petite exploitation viticole dans la région de Mendoza (vignes, petite cave et cuves). Ils ne connaissent absolument rien au business ; la première cuvée est plus que passable. Pas découragés pour autant, ils décident de se payer les services d’un consultant renommé qui va les aider à améliorer la production. Cela fait maintenant 5 ans que ça dure ; 5 années de dur labeur mais le travail commence à payer. Ils se sont déjà fait un nom dans le domaine, exportent dans toute l’Amérique Latine et nous annoncent avec fierté que leur vin se vend désormais en Belgique, et sera également bientôt distribué en Suisse. Son seul regret : la difficulté à pénétrer le marché français, mais avec le temps, elle y arrivera c’est certain !  www.carinaevinos.com

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On est certes bien loin des grandes exploitations aux bâtiments super design d’Afrique du Sud, mais ces petites entreprises familiales ne manquent pas de charme, et de chaleur humaine. Un autre monde, une autre richesse, celle du cœur, et surtout, le plaisir de partager la passion d’une vie.

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Cordoba

7 décembre 2009

03-06/11/2009

Le centre de l’Argentine, non en fait l’Argentine toute entière, sans voiture (moto, ou camping car –j’en profite pour faire une petite digression et annoncer non sans fierté que sur les 4 expéditions françaises en camping car que nous avons croisées récemment, 2 portaient une plaque immatriculée 67 ou 68 !! Casaniers, les Alsaciens ???), c’est un peu la galère… Les lignes de bus régulières connectent les principales villes et régions touristiques, mais bien souvent, les coins intéressants sont en dehors des agglomérations. On a donc 3 options : rester en ville (option qui n’en est pas vraiment une) ; dépendre des bus locaux dont les horaires sont rarement établis en faveur des touristes ; louer un véhicule…ah j’oubliais, cette option n’en est plus une non plus en ce qui nous concerne, depuis que nos permis de conduire ont été volés en Malaisie….donc, pour résumer ce sera le bus ou rien du tout.

La région centrale du pays est un parfait exemple du problème cité en introduction. La population se concentre dans les principaux centres urbains que sont Cordoba et Mendoza, deux villes certes agréables….mais très étendues ! Ici les distances en ville ne se comptent pas en ‘pâté de maisons’, mais bien en kilomètres. Pire, les auberges et hôtels ne sont pas regroupés dans un seul et même quartier, mais éparpillés de tous côtés. Ces caractéristiques rendent la recherche d’un hébergement vite épuisante et nous laissent souvent le moral au raz des pâquerettes. Je me souviens d’un Bibi particulièrement fatigué après une (courte) nuit en bus, qui une fois arrivé à Mendoza , et après une bonne heure de quête infructueuse me lançait : «j’en ai marre ; viens Nounoune, on retourne à la gare routière et on fout le camp d’ici ».

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Mais grâce à une patience et une détermination longuement rôdées dans divers pays africains, nous finissons toujours par trouver un endroit sympa où dormir. Et c’est là, affalés sur le canapé que nous réalisons que l’essentiel des choses à voir se trouvent à une distance de 20 à 60 km en dehors de la ville. Du coup, le choix des visites est vite fait car il ne dépend pas de nous, mais de la possibilité de nous rendre sur les lieux en utilisant des modes de transport rapides et bon marché.

C’est ainsi que nous découvrons un peu par hasard la charmante petite ville d’Alta Gracia, où nous passons une journée bien agréable, à visiter quelques jolis sites. Nous commençons avec une intéressante surprise : figurez-vous que c’est à Alta Gracia qu’Ernesto Guevara a passé la plus grande partie de son enfance ! Ah…le Che ! Difficile de voyager en Amérique Latine sans évoquer ce personnage qui a laissé son emprunte dans l’Histoire de bon nombre de pays. En fait, le jeune Ernesto souffrait d’asthme et le climat d’Alta Gracia lui était bénéfique. On peut aujourd’hui visiter une des maisons que la famille Guevara a occupées au cours des 11 années passées dans la région. le musée aborde différents aspects de la vie du Che, mais se concentre essentiellement sur son enfance et sa relation avec ses enfants. En voici quelques extraits : Ernesto a connu une enfance heureuse dans une famille relativement aisée (sorties à la piscine de l’hôtel de luxe de la ville, cuisinière à domicile…) ; il poursuit des études de médecine qu’il interrompt un temps afin de partir en voyage avec un ami (voyage dont sont issus ses fameux ‘diaries’). A son retour il obtient son diplôme de médecine avec brio (essentiellement pour faire plaisir à ses parents) mais sait au fond de lui-même que son aventure à travers le continent l’a profondément marqué et que son engagement au service de la société ira bien plus loin que la délivrance de soins médicaux. La pauvreté, l’oppression et l’injustice le révulsent et c’est tout naturellement qu’il devient révolutionnaire. Même une fois marié et devenu père, son combat ne cessera jamais ; loin des siens, il va là où la révolution l’appelle. Guatemala, Cuba, il tentera même une action sur le continent africain (au Congo Belge, mais en vain). La Bolivie sera son dernier combat ; il est fait prisonnier et exécuté le 9 octobre 1967 à Vallegrande, dans les plaines de l’Est.

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Non, nous n’avons pas succombé à la tentation et n’avons pas (encore) acheté de Tshirts affichant la belle frimousse du Che. La lecture de son autobiographie s’impose avant d’en faire l’un de nos héros ; cependant, son engagement et sa foi dans le combat contre la dictature forcent l’admiration. « il y en a qui m’appellent aventurier ; et je le suis, mais d’une autre sorte. Je suis de ceux qui risquent leur peau pour démontrer leurs vérités. » La lecture des lettres qu’il envoyait à ses parents, à sa femme et à ses enfants est particulièrement émouvante. Il encourageait toujours ces derniers à bien travailler à l’école et à obéir à leur mère. « Soyez toujours prêts à ressentir au plus profond de vous-mêmes la moindre injustice commise, contre n’importe qui, dans n’importe quelle partie du monde, car c’est là la plus belle qualité d’un révolutionnaire. » Mais ma citation préférée restera celle-ci : « Hay que endurecerse sin perder la tenura jamas » (il faut s’endurcir sans ne jamais perdre la tendresse).

Un sacré personnage, cet Ernesto !! Hasta siempre, Comandante !

Au centre du village, nous découvrons un plan d’eau qui est en fait la plus vieille retenue d’eau de la province de Cordoba. La construction fait partie d’un ingénieux système hydraulique qui régule l’affectation de l’eau collectée dans les diverses rivières avoisinantes.

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Juste à côté se tient l’ancienne résidence jésuite, un imposant complexe datant du XVIème siècle, devenu propriété privée, puis aujourd’hui musée national. Les pères Jésuites acquirent le terrain après que son propriétaire, veuf pour la seconde fois décida de rejoindre la compagnie de Jésus. Les Jésuites développèrent rapidement d’importantes activités d’agriculture et d’élevage. Les mules étaient vendues aux exploitants des mines de Potosi, créant ainsi la principale source de revenu de l’Estancia. A l’époque, 3 prêtres étaient en charge de l’administration du domaine, de l’évangélisation et l’enseignement de divers artisanats. Plus de 300 esclaves noirs fournissaient la main d’œuvre pour les ateliers, les champs, les moulins et la forge. Ils étaient tous payés en nature. L’expulsion des missionnaires Jésuites en 1767 mit un terme définitif à cette fructueuse entreprise.

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Les propriétaires se sont succédé (administration royale, puis privée) mais aucuns ne sut empêcher le déclin économique du domaine. En 1868, en respect du testament de son ultime propriétaire, le terrain fut divisé en lots afin de créer le village d’Alta Gracia.

D’importants travaux de fouilles archéologiques, et de restauration ont été réalisés au cours des dernières décennies, et rendent la visite de cette ‘maison-musée’ particulièrement intéressante.

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Pour notre seconde ‘journée excursion’ dans la région de Cordoba, nous avions le choix entre Villa Carlos Paz, une pâle imitation locale de Las Vegas, ou bien Villa General Belgrano où vit une communauté toute droit venue de nos chères Alpes. L’endroit est mignon et rappelle vraiment un village suisse ou autrichien, mais nous avons vite fait de parcourir les 2 rues principales ; de plus, l’atmosphère a beau être ‘alpine’, les horaires d’ouverture des magasins, eux, sont bien argentins, et donc tout est fermé entre 13h et 16-17h….pas pratique quand on arrive en milieu de journée et que le dernier bus pour Cordoba repart à 17h30….

Et pour clore cet article, revenons à Cordoba, dont nous retiendrons essentiellement le confort de notre chambre d’hôtel, et quelques superbes intérieures d’églises.

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Hasta luego !

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