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Archive pour juillet 2009

Let’s celebrate !!!

Mercredi 15 juillet 2009

15/07/2009

Une fois n’est pas coutume, c’est quasiment en direct live que je vous écris ce petit article.

Vous avez certainement constaté que le blog a progressivement accumulé plusieurs semaines de retard, mais aujourd’hui j’ai de bonnes raisons de ne pas chômer et de vous envoyer ces quelques lignes sans plus attendre.

Nous avons quiité la France le 15 février, et nous mettrons un terme à ce fabuleux voyage le 15 décembre. Faites le calcul, nous sommes aujourd’hui le 15 juillet, soit exactement à la moitié de notre périple ! 5 mois déjà que nous sillonnons l’Asie; c’est passé à une vitesse folle et le bilan est plus que positif. Nous essayons en vain d’établir un classement, tous les pays se retrouvent à la première place pour une raison ou l’autre. Quelques mauvaises surprises certes (Cf Thaïlande), mais finalement très peu de vraies galères, des dizaines de rencontres inoubliables, une multitude de paysages à la hauteur de nos rêves et des nouvelles saveurs à chaque étape.

Nous venons d’atterrir à Kuala Lumpur (Malaisie), notre dernière escale asiatique (environ 10 jours) avant d’entamer la traversée du Pacifique, véritable marathon aérien (5 vols de plus ou moins 5 heures en 3 semaines).

Un grand merci à tous ceux et celles qui suivent nos aventures et feuillètent nos albums photos. Nous prenons un vrai plaisir à partager ce voyage avec vous et espérons vous avoir à nos ‘côtés’ (par écran interposé) jusqu’à la fin de l’aventure. Continuez à nous faire part de vos commentaires !

Le programme des jours à venir est chargé mais je promets de mettre les bouchées doubles et de rattraper le retard en vous narrant le bonheur que nous avons eu à parcourir les îles de Bali et Java.

A très vite,

Elodie (et Bibi)

PS: il est tard; nous sommes maintenant le 16 juillet. Il y a 33 ans, un petit blondinet ouvrait ses yeux bleus pour la première fois quelque part en Afrique cenrale….Bon anniversaire mon Bibi d’amour !!!

Bibi, King of Hong Kong

Mardi 7 juillet 2009

15-16/06/2009

Avec nos billets ‘tour du monde’ impossible d’aller directement en Indonésie depuis Bangkok. Il nous faut passer par Hong Kong, principal ‘hub’ régional pour le trafic aérien. Cela ne nous déplaît pas, au contraire, car c’est l’occasion pour nous de retrouver un couple d’amis de Médecins Sans Frontières’, Bruno et Tammy. Nous y restons donc 2 jours.

Bruno et Tammy viennent de rentrer de vacances en France et pas de bol, Tammy nous apprend la veille de notre arrivée que Bruno a été hospitalisé d’urgence. Rien de grave apparemment si ce n’est une forte fièvre qui va et vient. Etant donné la psychose ambiante concernant la grippe porcineH1N1, tout état fébrile est fortement suspect et nécessite une prise en charge médicale. C’est ainsi qu’à chaque arrivée dans un nouveau pays, on nous prend la température (thermomètre aux postes de frontière terrestre, et scanner thermique dans les aéroports).

Malgré ce malheureux imprévu, Tammy a la gentillesse de venir nous chercher à l’aéroport . c’est une bonne chose pour nous car sans elle on aurait certainement mis bien plus d’une heure pour rejoindre leur appartement en centre ville… Le réseau de transport en commun est très bien organisé mais très dense et il n’est pas évident de s’y retrouver entre bus et métro…

J’en profite pour vous faire un petit cours d’histoire sur Hong Kong. C’est le traité de Nanking qui cède l’île d’Hong Kong aux Anglais en 1842, peu de temps après la Première Guerre de l’Opium qui opposa le Royaume Uni à la Chine. Par la suite d’autres territoires avoisinants ont également été octroyés à la couronne ; la péninsule de Kowloon et quelques îles en 1860, tandis que les Nouveaux Territoires ont fait l’objet d’un bail de 99 ans en 1898. C’est donc le 1er juillet 1997 qu’Hong Kong a été rétrocédé à la Chine. Hong Kong bénéficie du statut de région administrative spéciale au sein de la République Populaire de Chine, et est gérée selon le principe « un pays, deux systèmes’. Hong Kong possède ainsi sa propre autorité, et sa propre monnaie, le dollar de Hong Kong (dont les billets sont d’ailleurs étonnamment émis par les trois principales banques implantées dans la région !).

Tammy doit retourner travailler mais elle nous a préparé une proposition d’itinéraire et nous laisse toutes les indications par écrit. Cet après midi nous allons parcourir la péninsule de Kowloon du nord au sud et demain nous nous mesurerons à l’île d’Hong Kong.

A Kowloon les marchés colorés se succèdent les uns aux autres. Nous commençons par celui aux fleurs, puis débouchons sur le jardin aux oiseaux ; tous nos sens sont en éveil, la promenade est vraiment agréable.

poissons-a-vendre

Nous revenons ensuite vers les rues centrales et traversons le marché aux poissons (aquariums). Plus loin ce sont surtout les articles textiles et l’artisanat bon marché qui bordent les grandes avenues. Le soir tombe doucement, les néons s’allument par dizaines et les rues sont toujours aussi animées.

kowloon-by-night

Kowloon illustre parfaitement l’ambivalence de la région, avec la cohabitation de la modernité et de la tradition. Ca grouille de partout mais les gens sont souriants et accueillants ; des jeunes gens habillées à la dernière mode viennent chercher des remèdes aux allures moyenâgeuses dans des boutiques/pharmacies digne de Merlin l’Enchanteur (alignements de pots renfermant des choses bizarres – poudres, écorces, bestioles séchées en tout genre…).

On atteint finalement le sud de la péninsule qui regroupe quelques grands centres commerciaux et de beaux hôtels. Mais ce qui nous intéresse surtout c’est l’Avenue des Stars, qui comme son nom l’indique rend hommage au cinéma asiatique et à ses célébrités. C’est un peu l’équivalent du sunset boulevard de Los Angeles, avec les étoiles et empreintes incrustées dans le sol, et une belle statue de Bruce Lee. Ce n’est pas tant pour le 7ème art que nous sommes là, que pour la magnifique vue sur le Victoria Harbour où se côtoient bateaux de pêche et ferries de croisière, et surtout le panorama sur l’impressionnante ‘skyline’ de l’île de Hong Kong qui se trouve de l’autre côté du port. C’est également de ce point de vue qu’on peut admirer chaque soir le plus grand spectacle permanent son et lumières au monde. Dénommée ‘Symphony of Lights’ il s’agit d’un véritable festival de lasers et néons couvrant plus de 40 bâtiments de part et d’autre du port. Tout simplement magique ! Armé de son Pentax K10 Bibi hallucine et se prend pour le King of Hong Kong.

symphony-of-lights

Le lendemain matin Tammy nous amène prendre le petit déjeuner ‘traditionnel’ ou chinese tea. Quelques familles et surtout des personnes âgées se retrouvent quotidiennement dans de grandes salles de restaurant pour le premier repas de la journée. Il y a tellement de monde que les clients partagent les tables. On commande du thé bien sûr, mais surtout des tonnes de nourriture (en remplissant des bulletins). Certains clients regardent la télé, d’autres lisent les journaux mais c’est surtout un lieu de rencontre et le bruit des conversations est assourdissant. Boulettes de viandes, crevettes, pâtes de poulet (?) la table est rapidement couverte de petits bols remplis de denrées qui nous sont pour la plupart inconnues. Pas évident d’avaler tout ça à 8h30 du matin mais c’est une expérience des plus intéressantes !

chinese-tea

Après ce petit déjeuner des plus copieux Tammy nous laisse reprendre le cours de nos visites pour aller chercher Bruno à l’hôpital, qui malgré l’interdiction du docteur a décidé de rentrer à la maison.

L’une des principales attractions touristiques de l’île de Hong Kong est la Peak Tower, édifice futuriste (imaginé par l’architecte britannique Terry Farrell pour les éventuels connaisseurs) situé sur les pentes de la colline Victoria. Le bâtiment est surmonté d’une terrasse panoramique d’où l’on jouit d’une vue époustouflante sur les grattes ciel et le port.

peak-tower

La visite est d’autant plus divertissante que l’accès se fait par l’un des plus vieux funiculaires du monde ; la déclivité est telle qu’on a l’impression que les immeubles sont penchés à 45° !

panorama-peak-tower

Une fois redescendus, nous rejoignons le quartier administratif et financier qui nous fait tourner la tête tant les buildings sont hauts.

torticoli

Un peu plus loin nous pénétrons dans le quartier commercial chic où se succèdent les plus grandes marques de luxe. Nous sommes 2 globetrotters habillés sportwear au milieu d’une foule de jeunes businessmen and women super chics qui entrent et sortent des boutiques les bras chargés de paquets Gucci, Vuitton, Dior, cherchez l’intrus !!! Nous ne nous éternisons pas et préférons rentrer tranquillement vers Kowloon. Il y a encore des tonnes de choses à faire et à voir mais on est aussi venu pour profiter de Bruno et Tammy.

Un superbe dîner chinois nous attend, ainsi que Bruno qui n’est pas en grande forme mais tellement soulagé d’avoir quitté sa chambre d’isolement. Nous passons une très chouette soirée et nous régalons d’un apéro inespéré (vin, saucissons et fromages ramenés de Corse), suivis d’une série de plats plus succulents les uns que les autres (crevettes, noix de saint jacques, poissons…).

Une courte nuit et il est déjà temps de partir…ce fut bien trop court mais grâce aux talents de tour opérateur de Tammy on a pu découvrir une petite partie de Hong Kong. On espère avoir l’occasion de revenir pour explorer davantage ce petit bout de terre et ses quelques 260 îles qui combinent si bien 150 ans d’influence coloniale à plus de 5000 ans de tradition chinoise.

Epilogue : peu après notre départ Bruno a été réhospitalisé d’urgence pendant 4 jours mais cette fois-ci les médecins sont parvenus à établir un diagnostic et à le débarrasser d’un méchant parasite qui s’était installé dans son organisme. Bruno a désormais recouvré sa santé et il peut maintenant se concentrer à préparer avec Tammy l’arrivée d’un petit bonhomme (si on en croit les détails fournis par l’incroyable échographie 3D de Tammy) pour la fin d’année. Encore 1000 mercis à vous deux pour l’accueil des plus chaleureux, et plein de bonheur pour les mois à venir !

Quand carte bancaire rime avec galère…

Lundi 6 juillet 2009

14/06/2009

Dernier jour à Bangkok, Youpi !!!

C’est le week-end et nous avons prévu de nous rendre au marché de Chatuchak, dont les quelques 15 000 stands attirent chaque fin de semaine plus de 400 000 visiteurs.

En route pour l’arrêt de bus je constate qu’il ne me reste pas beaucoup de cash ; il me faut retirer de l’argent. Entre temps je vois Bibi qui change de trottoir ; je pense qu’il va se renseigner pour le bus mais je constate qu’il s’approche d’un distributeur de billets. Je le rejoins au moment où il insère sa carte bancaire dans l’appareil. La machine lui demande son code secret. Je lui fais remarquer que ce n’est peut être pas la peine de payer des frais d’opération élevés pour retirer une petite somme (nous quittons la Thaïlande le lendemain..), mieux vaut utiliser un chèque-voyage ou changer les quelques dollars qui me restent de notre dernier passage de frontière. Il décide donc d’annuler l’opération en cours, et de récupérer sa carte. C’est à ce moment que tout bascule….l’appareil ne répond plus.

L’écran affiche la page d’accueil comme si de rien n’était, mais la carte bancaire ne nous est pas restituée. La machine se trouvant à l’entrée d’une guesthouse j’informe la réceptionniste de notre problème. Elle vient constater le dysfonctionnement et me fait l’amabilité d’appeler le n° d’urgence inscrit sur le haut du distributeur.

1er coup de fil : je suis en communication avec une jeune femme très polie qui ne sait visiblement pas quoi dire ni faire. Elle me met en attente et au bout de quelques secondes je peux reéexpliquer mon cas à un jeune homme qui m’écoute attentivement et se confond en excuses mais m’annonce qu’il ne peut absolument rien faire pour m’aider. Il me dit d’appeler ma banque. Ne voyant pas vraiment ce que mon agence bancaire vient faire là-dedans j’insiste pour qu’il se montre un peu plus coopératif, en vain.

Je retourne faire le compte-rendu à Bibi qui a déjà pas mal secoué la machine. Elle est désormais débranchée, et il menace de la balancer au milieu de la rue…

2ème tentative d’appel : je tombe sur un autre jeune homme. Celui-ci ne s’avère pas m’être d’une plus grande aide. Il me répète que pour des raisons de sécurité, il leur est impossible de me rendre ma carte. Je dois selon lui appeler Visa International (alors c’est ma banque ou Visa international, il faudrait savoir ?!!). J’ai beau lui expliquer que ce n’est pas ma carte qui est en cause mais que c’est l’appareil qui est défaillant, y’a rien à faire, il refuse de me trouver une solution.

Je ressors trouver Bibi qui est vert de rage. Il décide de rappeler une troisième fois. Je le vois qui s’excite au téléphone ; je prends le relais et explique que je vais devoir appeler la police s’ils ne se décident pas à se bouger. Les menaces semblent faire de l’effet. Mon interlocuteur me demande de me présenter à la banque dont dépend le distributeur le lendemain matin à 9h. Je lui réponds que ce n’est pas possible car mon avion décolle à 10h et je dois donc quitter l’hôtel à 7h. Finalement voyant que je ne lâcherais pas le morceau, il me passe une autre personne (le manager enfin ?!!!) qui était apparemment déjà au courant de l’affaire et qui, sans me demander quoi que ce soit m’informe qu’une équipe de dépannage sera présente à 14h pour ouvrir la machine.

Moralité : il faut parfois savoir se montrer menaçant quand on a besoin d’aide. C’est vraiment regrettable mais c’est comme ça !

Toujours est-il qu’à 14 heures et quelques minutes, une équipe d’agents de sécurité est arrivée sur place et en deux temps trois mouvements la machine était ouverte et la carte récupérée. Ayant jeté un coup d’œil à leur logbook, ils n’en étaient visiblement pas à leur première intervention de la journée…

Gros soulagement mais ce malheureux contre temps nous a quand même foutu la journée en l’air. Non vraiment Bibi aura du mal à garder un bon souvenir de Bangkok…

Bangkok, on aime un peu, beaucoup…

Lundi 6 juillet 2009

11-14/06/2009

On ne peut décrire Bangkok sans évoquer le quartier de Khao San (que nous avons rebaptisé ‘chaos’ san), où viennent s’entasser les touristes fraîchement débarqués en attendant leurs connexions vers les îles du sud (ou leur vol retour). Bien qu’on soit en plein milieu de la ville, c’est ambiance ‘beach club’ assurée. Bikinis, mini-shorts et mini robes sont de mise ; on y exhibe son tout nouveau tatouage, ses dreads fraîchement tressées ; on ‘comate’ toute la journée pour enchaîner les ‘happy hours’ tard dans la nuit. Bref, vous avez deviné, pour nous, c’est plutôt « on n’aime pas », mais on n’a pas le choix, c’est là que se trouvent les meilleures offres de logement pas trop cher.

khao-chaos-san

Heureusement pour nous, Bangkok regorge de trésors culturels. Les visites sont d’autant plus agréables qu’elles se font au fil de l’eau car en toute bonne capitale qui se respecte, la ville s’étend de part et d’autre d’une rivière. On peut donc profiter de la fraîcheur de l’air marin en se rendant d’un site à l’autre.

Le site que l’on appelle le Grand Palais est un de nos préférés. Ceinturé par un mur long de près de 2km, chacun de ses 200 000 m² est occupé soit par un temple ou une chapelle (le lieu en compte une bonne douzaine), soit par un palais (15 au total). Une fois dans l’enceinte on ne sait plus trop où donner de la tête tant les édifices sont différents et impressionnants.

toits-du-palais-royal

Ici une stupa toute dorée, là une chapelle dont les colonnes sont incrustées de miroirs colorés, plus loin des chapelles aux frontons décorés de porcelaine, etc…

temple-palais-royal

Le bâtiment le plus populaire est le temple qui renferme le Bouddha d’Emeraude (qui est en fait une statue de jade taillée d’une pièce). La statuette, posée au sommet d’un piédestal en bois couvert d’or fait l’objet d’une vénération nationale profonde (ce n’est pourtant pas celle qui nous a le plus fascinée). Les nombreux palais aux toits de tuiles oranges et vertes sont également un ravissement pour l’œil et l’objectif photo.

palais-royal

Un peu plus loin se trouve le Wat Pho, champion du superlatif. Il s’agit en effet du plus grand et du plus ancien temple de Bangkok ; il abrite par ailleurs la plus grande statue de Bouddha incliné (= allongé) du pays : 46 mètres de long sur 15 mètres de haut ! L’œuvre réalisée en briques , modelée au plâtre et finalement recouverte de feuilles d’or, est ornée de perles au niveau des yeux et des pieds, c’est gigantesque !!

wat-pho

De l’autre côté de la rivière se dresse une autre merveille, le Wat Arun, ou temple de l’aube. De loin on a l’impression qu’il est sculpté dans le granite, mais une fois à proximité on se rend compte qu’il s’agit en fait de mosaïques de carreaux/tuiles de porcelaine.

wat-arun

De près, l’ensemble est kitsch au possible, mais c’est pour ça qu’on l’aime tant !!

details-wat-arun

C’est bien connu, chaque capitale possède son quartier chinois, dont la visite offre en général de très agréables surprises. C’est le cas à Bangkok, avec notamment le Wat Traimit, un petit temple apparemment des plus banals si ce n’est qu’il renferme un Bouddha en or massif de 3 m de haut. 5 tonnes et demi d’or, c’est quelque chose !! (rien à voir avec le petit bouddha de jade du palais royal). On est longtemps resté à l’admirer, incrédules face à la richesse qu’une telle statue représente. Un nouveau temple est en cours de construction, pour bientôt offrir à ce trésor une demeure digne de son rang.

golden-buddha

Toujours dans le registre spirituel, nous vous présentons Loha Prasat, un temple unique en son genre (les deux autres spécimen connus ont été détruits) dont la partie supérieure est faite de métal. Le contraste du noir métallique délicatement posé sur les murs blancs du bâtiment est du plus bel effet.

loha-prasat

Voilà pour les vestiges du passé. Mais Bangkok c’est aussi un métro aérien, des quartiers modernes, dominés par les gratte ciels et d’immenses centres commerciaux faisant la part belle aux plus grandes marques de luxe. On est allé voir, mais on ne s’y est pas attardé car notre budget ne nous le permettait pas ;-)

quartier-moderne

En conclusion : Bangkok, on aime !!!

mimiques

Angkor, et encore, et encore….

Lundi 6 juillet 2009

07-10/06/2009

Nous voici arrivés à Siem Reap, une ville totalement différente de la capitale cambodgienne ; en fait, je crois que j’aimerais bien que Phnom Penh ressemble davantage à Siem Reap. Le centre ville est très agréable avec un cours d’eau et de beaux espaces verts. Siem Reap est l’exemple-type de la ville qui vit et prospère grâce au tourisme. Tout y est lié, le transport, le commerce…

Nous avons déniché une très chouette guesthouse, la Golden Temple Villa qui sera l’arrière base idéale pour nous remettre de nos longues journées de marche sur le site des temples. Car attention, visiter Angkor n’est pas une activité de tout repos ! Nous disposons d’un pass (relativement cher : 40$) qui nous donne accès au site 3 jours consécutifs. Ça peut paraître largement suffisant, mais compte tenu du nombre impressionnant de temples, et des distances à parcourir pour se rendre de l’un à l’autre, nous n’aurons guère trop de temps pour voir l’essentiel. Il est possible de parcourir le complexe à vélo mais cela fait tout de même un circuit de 26 km (en plus des 10 km d’aller-retour depuis le centre ville) et ce, sous une forte chaleur…pas pratique, on opte donc pour la solution offrant le meilleur rapport qualité/prix : la location d’un tuk tuk.

Et c’est parti pour 3 jours de voyage dans un univers vieux de plus de 1000 ans…

Issu de l’unification de plusieurs petits royaumes, l’empire khmer, célèbre pour son expression inégalée en terme d’architecture et de sculpture fut aussi l’empire le plus puissant de l’histoire d’Asie du Sud Est, restant invaincu pendant plus de quatre siècles. Dès son avènement en 802, le grand Jayavarman II établi une nouvelle religion qui fit du leader khmer un devaraja, ou roi divin. Tout au long des 4 siècles qui suivirent, les chefs successifs n eurent pour ambition que d’améliorer les temples érigés par leurs ancêtres, et ce en taille, en échelle et en symétrie. La centaine de temples qui demeurent visibles aujourd’hui à Angkor, capitale de cet empire, ne constitue donc que le squelette du centre politique, religieux et social d’un ensemble qui s’étendait jadis de la Birmanie au Vietnam. A l’époque seuls les édifices destinés aux dieux étaient construits en pierre ; les autres étaient principalement constitués de bois. Cela explique pourquoi seuls les premiers ont subsisté.

Le bouddhisme fut la première religion a s’imposer dans la région d’Asie du Sud Est ; les premiers temples érigés le furent donc en l’honneur du Bouddha. Mais l’empire khmer, situé sur l’axe commercial reliant l’Inde à la Chine tomba sous l’influence indienne. L’hindouisme remplaça progressivement le bouddhisme et bientôt les deux religions cohabitaient. Il est surprenant de voir que la plupart des effigies du Bouddha initialement sculptées dans les parois des temples ont par la suite été enlevées au burin. Des niches vides font désormais face aux statues représentant les différentes divinités hindoues.

(demi)Jour 1 : on commence tout en douceur avec de petits temples situés au nord du complexe, histoire de nous familiariser avec les principaux éléments d’architecture, les significations de tel ou tel ornement, etc… Le temple de Preah Khan est un enchevêtrement de corridors qui fut autrefois une université bouddhiste. C’est sur ce site que la destruction des images du Bouddha est la plus frappante. Des murs entiers ont été ‘effacés’.

preah-khan

Un peu plus loin Preah Neak Pean présente un très bel ensemble de bassins, un central surmonté d’une stupa, et quatre disposés tout autour dans lesquels les fidèles venaient prendre des bains purificateurs et aux vertus curatives.

preah-neak-pean

Jour 2 : aujourd’hui nous nous lançons à la conquête d’un ‘gros morceau’ : l’ancienne cité fortifiée d’Angkor Thom, gardée par 5 portes monumentales, chacune bordée de rangées de lutteurs, et surmontée de têtes géantes en pierre.

une-des-portes-de-angkor-thom

A l’intérieur se trouve le magnifique temple du Bayon, célèbre dans le monde entier pour les innombrables clichés de ses quelques 216 têtes géantes.

bayon-vue-densemble

C’est sans conteste le temple le plus photogénique du site ; nous l’aimons beaucoup et y passons une bonne partie de la matinée.

bayon-grosses-tetes

Les différents murs d’enceinte présentent de superbes fresques de scènes de guerre et de la vie quotidienne.

bayon-fresque

Juste derrière nous découvrons le Baphuon, construction pyramidale appelée par certains ‘le plus grand puzzle du monde’. Démonté pierre par pierre avant la guerre civile, il s’agit aujourd’hui de reconstituer l’édifice dont un des murs est en fait un bouddha incliné et en relief de 70 m de long.

Poursuivant notre promenade dans Angkor Thom nous atteignons la terrasse des éléphants. Cette plate forme surélevée, de plus de 300 mètres de long servait principalement de lieu pour les cérémonies publiques.

terrasse-des-elephants

Le mur de soubassement est couvert de sculptures d’éléphants, de monstres à tête de lion et de Garuda (créature mythique mi homme, mi oiseau). Juste à côté, la terrasse du roi lépreux, richement sculptée elle aussi servait de crematorium royal.

La visite se poursuit avec l’ascension vertigineuse deTa Keo, une pyramide inachevée de 50m de haut.

ta-keo

Nous finissons la journée en beauté avec Ta Prohm, l’un des temples les plus populaires du site.

ta-prohm-vegetation-envahissante

Ici on se prend facilement pour Indiana Jones et l’endroit a d’ailleurs servi de décor à plusieurs films. Sa particularité ? la végétation luxuriante qui a littéralement envahi les lieux. Là encore les opportunités de photos d’une rare beauté ne manquent pas.

ta-prohm-bibi-grace

Jour 3 : aujourd’hui c’est la cerise sur la gâteau : Angkor Wat, le plus grand bâtiment religieux du monde. Superposition de trois plateformes carrées, surmontées d’une massive tour centrale culminant à plus de 55 mètres, elle-même entourée de pics moins élevés, la silhouette d’Angkor Wat est reconnaissable entre mille, et s’admire principalement au lever et coucher du soleil. Les immenses jardins bordés de bassins sont alors pris d’assaut par les touristes à la recherche du cliché parfait.

angkor-wat

On peut même prendre de la hauteur en prenant place à bord d’une montgolfière qui est ‘amarrée’ en face du temple. Outre l’entrée majestueuse du site qui se fait par un long pont enjambant une paisible étendue d’eau, nous avons surtout apprécié les 800 mètres de fresques d’une exceptionnelle qualité qui s’étalent sur les murs de la première enceinte. Une des scènes les plus impressionnantes, actuellement en restauration mais en partie visible, est le barattage de la mer de lait : 88 démons font face à 92 dieux dans ce qui ressemble à une compétition de tir à la corde. Ils tirent en fait sur des queues de serpents et le mouvement ainsi créé contribue au barattage d’un océan de lait dont est extrait un élixir d’immortalité. Etrange, mais vraiment beau !

Un petit dernier pour la route : le Phnom Bakheng situé comme son nom l’indique (Phnom signifie ‘colline’)au sommet d’une colline nous permet de jouir une dernière fois de la magnifique vue sur la plaine et le temple d’Angkor Wat.

La visite des temples nous a pris l’essentiel de notre temps à Siem Reap mais nous avons tout de même profité des douces soirées pour goûter aux autres plaisirs de la ville. Nous avons ainsi découvert une des spécialités culinaires du Cambodge : le amok à base de lait de coco (je suis fan !!), et succombé au charme de quelques objets artisanaux dans le night market qui nous a également permis d’observer une pratique inédite : le fish massage. Il s’agit d’immerger pendant 20mn les mollets et pieds dans un bassin rempli de petits poissons qui se chargent d’éliminer les impuretés et de relaxer la peau…je ne sais pas si c’est efficace mais en tout cas ça avait l’air très marrant.