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Ecole du monde n°9: quizz animaux, spécial Pantanal

Lundi 7 décembre 2009

Comme précédemment les réponses se trouvent au bas de l’article.

bon quizz!!

1) 1) Mon nom signifie ‘petit armuré’, en référence à ma carapace composée de bandes osseuses recouvertes de corne.

J’ai une très mauvaise vue, mais je me sers essentiellement de mes grandes griffes afin de creuser mon terrier et de me nourrir d’insectes.

Afin de me protéger des éventuels prédateurs j’utilise différentes techniques comme me rouler en boule, creuser un trou pour m’y cacher, et même parfois bondir droit en l’air ( ?!)

Je peux nager, à condition de remplir d’air mon estomac et mes intestins, et ce pour ne pas couler car ma carapace est bien lourde.

Ma carapace est utilisée dans certains pays d’Amérique du Sud pour fabriquer des charangos, instruments de musique à cordes.

Qui suis-je ?

2) 2) Je suis sans aucun doute un des plus beaux oiseaux du monde.

Je m’apprivoise assez facilement et ai pour cette raison été la star de plusieurs spots publicitaires.

Bien qu’impressionnant mon bec est léger car creux ; il me sert notamment à attraper ma nourriture (fruits, graines, insectes…) que je projette en l’air d’un coup de tête afin de la happer.

Je ne suis pas très doué pour le vol ; je préfère planer.

On m’appelle souvent ‘le clown des forêts’ car je ne sais pas rester en place et je suis généralement très bruyant.

Qui suis-je ?

3) 3) Je suis le plus gros rongeur du monde, dépassant 1 mètre de long et pouvant peser jusqu’à 65 kg.

On ne me trouve qu’en Amérique du Sud. Mon nom signifie « seigneur des herbes » en langue des indiens Guaranis.

Je suis un excellent nageur et plongeur ; d’ailleurs je me jette à l’eau dès que je me sens menacé.

Tout comme les hippopotames je parcours de longues distances sous l’eau en utilisant mes pattes légèrement palmées pour piétiner le fond. Je remonte respirer au ras de l’eau, ne laissant que mes yeux, mes petites oreilles et mes narines dépasser.

Qui suis-je ?

4) 4) Je suis un poisson d’eau douce vivant dans les rivières d’Amérique du Sud.

Je me déplace exclusivement en banc de très nombreux individus.

Je mesure 15 à 25 cm en moyenne.

J’ai un goût prononcé pour la viande, notamment celle des poissons emprisonnés dans les filets de pêche.

Je peux détecter la présence d’une goutte de sang dans l’eau à plusieurs dizaines de mètres.

Qui suis-je ?

5) 5) En fait, le plus bel oiseau du monde, c’est moi. Je suis malheureusement menacé d’extinction à l’état sauvage.

Je suis très sociable, intelligent, et affectueux mais la puissance de mes cris et mon grand besoin d’espace rend ma maintenance difficile.

Je vis jusqu’à 75 ans, voire même plus.

Qui suis-je ?

6)6) Je suis un petit mammifère carnivore vivant essentiellement dans les forêts d’Amérique du Sud.

J’ai le museau pointu terminé par une trompe mobile, et une longue queue annelée. Mon nom signifie d’ailleurs « nez allongé » dans la langue des Indiens Guaranis.

Je suis à la fois diurne et nocturne (je vis et me déplace durant la journée mais également la nuit).

Je suis omnivore (je mange de tout : fruits, insectes, graines, petites souris…)

J’ai l’air sympathique mais il ne faut pas se fier aux apparences, je peux facilement devenir agressif, mordre et griffer.

Réponses:

1) L’armadillo est utilisé dans la recherche médicale, notamment concernant l’étude de la lèpre car l’animal est un des rares à développer systématiquement la maladie ; cela est du à sa faible température corporelle qui crée un environnement particulièrement propice au développement de la bactérie.

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2) Malgré ses couleurs vives, le toucan se confond facilement dans son environnement. Endormi, il passe totalement inaperçu en tournant la tête, plaçant son bec sur son dos et le recouvrant de sa queue. Vous vous souvenez des batailles de petits pois à la cantine ? et bien le toucan fait un peu pareil en organisant parfois des batailles de fruits ! Le lancement de baies fait également partie de la parade nuptiale…

toucan

3) Le capybara fonde sa survie sur une étonnante cohésion sociale : il n’est pas rare que, dans un groupe formé d’une vingtaine d’animaux (3 à 4 mâles, 6 à 8 femelles et les jeunes), les jeunes d’âges divers soient confiés à l’un des adultes, mâle ou femelle. Ce « jardin d’enfants » permet aux parents de se baigner, de se nourrir ou de s’enduire de boue sans trop de risques pour leur progéniture. Il est aussi admis qu’une femelle allaitante se laisse téter par tous les petits du même groupe.

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4) Contrairement à ce qu’en dit la légende, ils ne s’attaquent pas systématiquement aux hommes vivants, mais seulement en présence de sang dans l’eau. Le seul cas attesté d’attaque d’hommes vivants date de 1870 ; des soldats brésiliens blessés et couverts de sang essayaient de traverser un fleuve.

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5) le ara.

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6) Les coatis sont de bons grimpeurs, ils se déplacent aisément dans les arbres. Ils sont capables d’inverser la position de leurs pieds par rotation de leurs chevilles, ce qui facilite la descente de l’arbre avec la tête en bas.

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L’école du monde n°8: quizz animaux

Samedi 31 octobre 2009

Les réponses se trouvent en bas de l’article (avec quelques anecdotes en bonus).

1) Je suis le principal animal domestique du continent sud américain.

Je vis surtout à des altitudes élevées (plus de 3500m)

Je suis principalement utilisé comme bête de somme (pour transporter des affaires), mais je suis trop ‘faible’ pour porter des hommes.

Ma fourrure et ma viande sont très appréciées.

J’ai la réputation d’avoir très mauvais caractère, et notamment de cracher lorsque je me sens en danger.

L’alpaca (ou alpaga) est un de mes proches cousins

Qui suis-je ?

2) Je suis un très grand rapace diurne (je vis le jour, et non la nuit)

On me trouve à haute altitude (entre 3000 et 5000m), dans les montagnes escarpées des Andes (en Amérique du Sud)

Une fois mes ailes déployées, je peux atteindre 3 mètres d’envergure (de large)

Je suis un charognard, c’est-à-dire que je me nourris des carcasses d’animaux morts

Je peux vivre jusqu’à 50 ans

Qui suis-je ?

3) Je suis un rongeur de taille moyenne

Je suis originaire d’Amérique, contrairement à ce que mon nom pourrait laisser croire

Comme tous les rongeurs, j’ai de grandes incisives qui poussent continuellement

Au Pérou, on me mange traditionnellement lors des repas de fêtes et banquets de mariage

En Europe je suis devenu un animal de compagnie apprécié pour ma placidité (je ne mords pas)

J’ai aussi été longtemps utilisé comme animal de laboratoire

Je suis très prolifique   (je fais beaucoup de petits)

Qui suis-je ?

4) Je suis un grand oiseau aquatique

On a tendance à m’associer uniquement au contexte tropical (au bord du lagon, sous les cocotiers) alors qu’en fait on me trouve un peu partout sur la planète, aussi bien au niveau de la mer qu’à 5000m d’latitude.

Je vis en grands groupes et fréquentent essentiellement des étendues d’eau peu profonde

Je me nourris de petits crustacés et d’algues

Mon nom fait référence à la couleur de mon beau plumage

Qui suis-je ?


5) Je suis un des plus gros mammifères marins, avec un poids moyen de 25 tonnes

Je reste en moyenne 45 minutes sous l’eau, et lorsque je refais surface, j’expulse l’air de mes poumons provoquant un jet qui atteint facilement 3 mètres de haut.

Pendant la période d’accouplement, la compétition pour séduire une femelle est rude ; les figures réalisées par les mâles comprennent des sauts pouvant dépasser 5 mètres de haut.

Je suis également réputé pour les longs chants complexes que je peux émettre des heures durant

Qui suis-je ?

6) Je suis un poisson cartilagineux, le plus grand de mon espèce ; je peux peser plusieurs tonnes.

Je suis facilement reconnaissable à ma tête presque plate avec de chaque côté une extrémité cornue, ce qui me vaut le surnom de « diable des mers »

Mon véritable nom provient du mot espagnol signifiant ‘couverture’

On me trouve dans toutes les eaux tropicales

Qui suis-je ?

7) Je suis un des plus gros mammifères terrestres herbivores

Je suis gravement menacé d’extinction (disparition) car les hommes me chassent pour ma/mes cornes

Je suis presque aveugle, mais j’ai de très bonnes oreilles et un odorat particulièrement fin

Je suis surtout actif à la tombée du jour et durant la nuit ; le jour, je dors

Mes meilleurs amis sont les oiseaux pique-bœufs qui se posent sur mon dos et me débarrassent des parasites

Qui suis-je ?

8) Je suis un grand ruminant à long poil que l’on trouve dans la région de l’Himalaya

Je vis donc à une haute altitude (plus de 5000 mètres) et suis capable de supporter des températures allant jusqu’à -40°C

Comme dans le cochon chez moi, tout est bon ! On m’utilise comme animal de bât (pour transporter des charges de plus de 120kg) ; ma laine sert à confectionner des vêtements chauds et des cordes, ma peau est transformée en cuir, ma viande est séchée, mon lait est consommé frais et permet de fabriquer du beurre et du fromage. Et ce n’est pas tout, mes bouses, une fois séchées, sont un excellent combustible.

Qui suis-je ?

Réponses:

1) LE LAMA. Les premiers écrits concernant le lama le comparent généralement au mouton. Pourtant, on s’aperçut très vite de sa parenté avec le chameau, et donc avec les camélidés.

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2) LE CONDOR. Quand il devient trop vieux et qu’il ne peut plus bien voler ni s’alimenter, le condor prend un dernier vol très haut et se laisse tomber sur les rochers.

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3) LE COCHON D’INDE. Le cochon d’Inde porte bien mal son nom puisqu’il n’est ni cochon, ni d’Inde. En fait nous devons cette erreur à Christophe Colomb qui a ainsi nommé l’animal découvert en Amérique alors qu’il croyait être arrivé aux Indes…    Ceux d’entre vous qui parlent la langue de Shakespeare savent qu’en anglais, cochon d’Inde se traduit par guinea pig : encore une méprise géographique ? et bien non en fait cette appellation fit référence au cochon valant une guinée, ancienne monnaie anglaise.  Dans d’autres pays européens notamment en Allemagne, Russie, Pologne, Suède, on utilise le terme ‘petit cochon de mer’ qui rappelle que ces animaux ont été amenés en Europe par des commerçants hollandais ; ils ont donc voyagé par bateau.

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4) LE FLAMANT ROSE. Bien que n’étant pas mammifère, les flamants produisent un lait ; les jeunes flamants sont nourris de ce lait pendant environ 2 mois, jusqu’à ce que leur bec soit suffisamment développé pour filtrer la nourriture.

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5) LA BALEINE A BOSSE. On fait souvent une faute d’orthographe et un non sens en écrivant le nom de cet animal car on imagine logiquement qu’il fait référence aux tubercules (bosses) que la baleine porte sur la tête, alors qu’en fait il s’agit de la bosse du dos car l’animal avant de plonger fait le dos rond. La traduction anglaise est d’ailleurs très claire : Humpback whale, soit la baleine bossue.

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6) LA RAIE MANTA. La raie manta est un taxi sous marin ; en effet de nombreux poissons s’accrochent sous la raie manta pour se déplacer sans se fatiguer et récupérer la nourriture délaissée par leur hôte.

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7) LE RHINOCEROS. On pense souvent que les cornes des rhinocéros sont en os, alors qu’en fait elles se composent essentiellement de kératine, une protéine que l’on trouve dans les cheveux.    Comme beaucoup d’animaux le rhinocéros utilise son urine et ses déjections pour marquer son territoire, mais il a un ‘truc en plus’ : il fait tourner sa queue, comme un ventilateur, afin que l’odeur se répande sur une plus grande surface….elle est pas belle la nature ??!!

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8) LE YAK

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L’école du monde n°7: on ne naît pas tous sous la même étoile

Mardi 20 octobre 2009

Le programme devrait être à peu près le même pour tous les enfants de la Terre, mais malheureusement dans plusieurs endroits, les enfants n’ont pas la possibilité d’aller à l’école, et ils sont si pauvres qu’ils doivent travailler comme des grandes personnes au lieu de jouer et apprendre à lire, compter et écrire.

Ici en Bolivie, les gens qui habitent à la campagne sont souvent très pauvres et la vie des enfants ne ressemblent pas vraiment à la vôtre, comme vous pouvez le constater en lisant l’histoire de ces deux enfants.

1. Je m’appelle Julien, j’ai 11 ans. Mes petits frères et moi vendons des bananes au marché, pour aider ma maman. Chaque matin, je me lève très tôt pour aller ramasser des bananes. Je suis généralement de retour à la maison vers 7 heures. Avec mes frères on met les bananes dans notre charrette et on part les vendre au marché. Les gens qui nous connaissent bien achètent nos bananes. Quand on ne vend pas beaucoup au marché, on prend la charrette et on sillonne les rues de la ville pour proposer nos bananes à plus de personnes. Nous vendons les bananes pendant que ma maman s’occupe de nos petites sœurs, qu’elle prépare à manger pour la famille et qu’elle lave le linge. Quand la charrette est pleine de bananes, elle est très lourde à tirer et je me fais souvent mal aux mains. Je ne vends les bananes que jusqu’à midi, car après j’ai un autre travail dans un garage où on réparer les voitures. C’est un travail très salissant mais au moins cela me permet de ramener un peu d’argent à la maison. Le soir, quand je rentre à la maison je vois si mes frères ont réussi à vendre toutes les bananes. Si ce n’est pas le cas, on tente de les vendre le lendemain, mais à un prix plus bas car elles sont déjà un peu abîmées…

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2. Je m’appelle Hugo, j’ai 15 ans et 4 frères. Je suis né à la campagne, et j’ai toujours aidé mes parents dans les champs, où nous cultivions des pommes de terre, du maïs et du blé. Mon père travaillait aussi à la mine, et dès que j’ai eu 5 ans je lui amenais chaque jour son repas, et ses outils. Quand j’ai eu 8 ans je suis parti à la ville avec une de mes tantes, pour aller à l’école car je ne voulais pas faire le même travail que mes parents. Je vivais avec ma tante dans une toute petite maison, où il n’y avait pas de toilettes, et seulement de l’eau froide. Nous n’avions pas de meubles et nous dormions par terre sur des couvertures. J’ai fait plusieurs petits boulots : j’ai travaillé au cimetière municipal, puis aussi au marché où j’aidais les femmes à porter leurs sacs, et je nettoyais les ordures. Plus tard, j’ai été laveur de voitures, cireur de chaussures et vendeur de sucreries. Ce n’était pas toujours facile ; certaines personnes étaient très méchantes avec moi, mais au moins avec le peu d’argent que je gagnais, j’ai réussi à acheter les fournitures scolaires dont j’avais besoin, quelques vêtements, et quelques meubles pour la maison.

Il est parfois bon de regarder autour de nous et de prendre conscience de la chance qu’on a…allez, vous pouvez retourner jouer maintenant !! ;)

L’école du monde n°6: contes et légendes de Bolivie

Mardi 20 octobre 2009

Voici donc pour vous la légende du condor et du renard.

Il était une fois une montagne sur laquelle vivaient de nombreux animaux. Parmi eux le condor et le renard étaient très amis. Un jour, le condor vint rendre visite à son ami le renard et lui annonça que c’était bientôt son anniversaire. « Je vais donner une fête pour célébrer mon anniversaire et j’aimerais t’y inviter. Elle aura lieu là haut, chez moi, dans le ciel. Tu viendras ? »

Le renard était très content de l’invitation mais il expliqua au condor que ne sachant pas voler, il ne voyait pas comment il pourrait se rendre dans le ciel. Le condor lui répondit que cela n’était pas un problème. « Je viendrai te chercher et t’emmènerai là-haut sur mon dos. »

Le jour prévu, le condor vint chercher son ami le renard et tous deux s’envolèrent vers le ciel. Après un long voyage ils arrivèrent à l’endroit où avait lieu la fête. Un grand buffet était prêt pour les invités. Le condor s’adressa au renard : «tout les invités ne sont pas encore présents donc il est interdit de commencer à manger avant que j’en donne la permission. » Le renard fit signe qu’il avait compris.

Après une demi-heure, le renard, fatigué d’attendre, décida de se servir à manger. Il goûta à presque tous les aliments qui étaient placés sur le buffet et se resservi même de plusieurs plats. Une fois bien rassasié il voulut rentrer chez lui et chercha un moyen de redescendre sur terre. Il trouva une longue corde qu’il s’attacha autour du ventre et se laissa glisser dans le vide. A mi chemin il rencontra deux perroquets qui volèrent près de lui. Très fier de son astuce il ne pu s’empêcher de leur crier : « vous voyez, moi aussi je sais voler aussi haut que vous ! ». Les perroquets n’apprécièrent pas la remarque du renard, et coupèrent la corde avec leur bec. Le renard fit une terrible chute et vint s’écraser sur des rochers. Tout ce qu’il avait mangé – des patates, du maïs, du riz, des haricots, du café, du blé, etc… - fut répandu sur la terre.

Tous ces aliments forment aujourd’hui la base de l’alimentation des populations de la région des hauts plateaux boliviens. La légende veut donc que ce soit le renard qui ait amené toutes ces bonnes choses du ciel, afin que les hommes puissent les cultiver et s’en nourrir.

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Certaines des histoires ressemblent davantage à des fables ; elles contiennent une ‘morale’ et apprenne aux enfants à être plus malins que ceux qui leur veulent du mal. Celle-ci s’intitule Le renard et le lapin.

Ce matin là il faisait très beau et le lapin profitait du soleil, allongé contre un petit muret. Le renard passait par là, vit le lapin et décida qu’il se le mettrait bien sous la dent. Mais le lapin lui dit « Renard, tu ne peux pas me manger, car je retiens ce mur qui est en train de s’effondrer. Si tu me croques, le mur va s’écrouler sur toi. » Le renard et le lapin se mirent d’accord pour que le renard parte chercher quelqu’un ou quelque chose qui puisse retenir le mur à la place du lapin. Le renard partit en courant, pensant qu’il allait bientôt faire un bon festin. Il revint quelques minutes plus tard avec un gros bâton, mais alors qu’il était en train de placer le bout de bois contre le mur, le lapin en profita pour prendre la fuite.

Le renard, très énervé par le tour que le lapin venait de lui jouer partit à sa poursuite. Il le retrouva un peu plus tard en train de déguster des fruits de cactus. Le renard était très en colère : « Maintenant je vais te dévorer et tu ne te moqueras plus de moi avec tes farces ! - C’est vraiment dommage, répondit le lapin, car ces fruits de cactus sont bien plus savoureux que moi ! Et il y en a plein ici, regarde ! ». Le renard, qui ne connaissait pas les cactus se précipita dans les buissons piquants et se retrouva couvert d’épines douloureuses, et vit le lapin qui prenait une nouvelle fois la fuite.

On pourrait terminer l’histoire par le fameux ‘il jura, mais un peu tard, qu’on ne l’y reprendrait plus’….quoique, ne dit-on pas également ‘jamais deux sans trois ?

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Allez, bonne nuit les petits !

Des marionnettes sur l’eau ?

Vendredi 12 juin 2009

Bien avant l’avènement de la télévision et des salles de cinéma, les marionnettes faisaient rire et rêver petits et grands. Nous avons notre célèbre Guignol, qui tente inlassablement d’échapper au gendarme ; les Vietnamiens ont un petit bonhomme qui s’appelle Teu. Il a le corps arrondi, affiche un sourire optimiste, et raconte les affaires du village. Il critique les autres personnages, les tourne en ridicule, prodigue des conseils, et provoque le rire.

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C’est en s’inspirant des épouvantails qui effraient les oiseaux et les rats qui détruisent les récoltes que les  ‘artisans-paysans’ d’antan ont inventé les marionnettes sur l’eau. Les morceaux de bois qui restaient après la construction de maisons ou de charrues, de herses servaient à tailler les marionnettes. Les ficelles servant à préparer les filets de pêche étaient utilisées pour manipuler les marionnettes à travers des tubes de bambou, de roseaux.

En guise de scène, les paysans utilisaient les plans d’eau naturels que formaient les rizières inondées. Aujourd’hui encore le spectacle se déroule sur un petit plan d’eau.

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Les scènes de marionnettes sur l’eau sont étroitement inspirées des travaux quotidiens de la campagne vietnamienne : labourage, repiquage, pêche de crevettes ou de poissons, etc.. Certaines sont très drôles comme celle où les poissons sautent hors du filet et renversent la barque où se trouvent le pêcheur et sa femme, ou encore celle du renard qui grimpe sur un arbre pour attraper un oiseau ou qui vole un caneton à un vieux couple.

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Les marionnettistes, pataugeant dans l’eau et cachés derrière un rideau de bambou, manipulent leurs marionnettes avec des tiges de bambous et ficelles. Le spectacle s’ouvre généralement sous une explosion de pétards et les roulements de tam-tams d’un orchestre. Les personnages entrent et sortent de scène à travers le store de bambou, glissant gracieusement sur l’eau. Un double choeur, masculin et féminin, échange questions et réponses en guise de commentaire.

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Enfin, sachez que les marionnettes bien qu’elles sont fabriquées dans un bois qui résiste à l’eau doivent être remplacées tous les 4 mois environ, ce qui permet aux habitants de quelques villages spécialisés dans leur fabrication de maintenir des revenus réguliers.

L’école du monde n°4: qu’est-ce qu’on mange en Inde et au Népal ?

Jeudi 30 avril 2009

Si je vous demande quelle est votre nourriture préférée, j’aurais sûrement droit à des réponses du style : les pâtes, les frites, la purée, les saucisses, le Happy Meal

Et bien dites vous que vous seriez peut être assez malheureux en Inde ou au Népal car rien de tout cela n’y est vraiment courant, sauf dans les grandes villes.

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L’aliment de base dans la cuisine indienne et népalaise est le riz. On le mange ‘blanc’ (c’est-à-dire sans assaisonnement) quand il accompagne un curry (une sauce). Il existe une multitude de curry (aux épinards, aux choux, aux pommes de terre, aux légumes, à l’œufs, au poulet…).Quand on commande à manger on obtient donc deux plats, un ‘gâteau’ de riz blanc, et un bol de curry qu’on mélange à son goût. Au Népal le riz est typiquement accompagné d’une soupe aux lentilles.

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Une autre spécialité indienne est la cuisine au four tandoori (le tandoori est le nom du four utilisé). Le poulet tandoori est particulièrement savoureux ; c’est également dans ce four que sont préparées les naan, grandes galettes qui remplacent notre pain et sont très pratiques pour manger le curry étant donné qu’on mange avec les doigts.

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Du côté des desserts on trouve surtout d’excellents fruits tropicaux (ananas, bananes, mangues, papaye…) et parfois également de très bons yaourts.

Attention à vos gosiers car la nourriture indienne est très très épicée ! Si l’on n’y est pas habitué ça brûle la langue et les lèvres.

Et pour les boissons ? la boisson nationale, celle que tout le monde prend du matin au soir, en tout occasion est le chai ou thé au lait. Au Népal on trouve également beaucoup de thé épicé.

Voilà pour les tendances générales, mais sachez qu’on trouve aussi sur les menus des plats et influences des pays voisins, notamment des spécialités chinoises, comme les nems et les nouilles sautées. Et pour ceux qui n’arrivent vraiment pas à se faire à la cuisine orientale, il y aura toujours moyen de commander des spaghettis ou un burger.

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En ce qui me concerne, mon plat indien préféré est le palak paneer (sauce aux épinards agrémentée de morceaux de fromage frais), servi avec des naan au beurre…mmmmh un vrai délice même si j’avoue qu’à première vue cela n’est pas forcément très appétissant…

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Bon appétit et à bientôt !

L’école du monde n°3: les jeunes Indiens et Népalais

Jeudi 30 avril 2009

C’est assez facile d’observer les enfants dans ces deux pays car ils y sont très nombreux, presque aussi nombreux que les adultes ; on les voit donc partout.

Tout comme chez nous l’école est obligatoire et gratuite. Tous les jeunes Indiens et Népalais devraient donc bénéficier d’une bonne éducation. La réalité est malheureusement bien différente et de nombreux problèmes se posent aux familles. Les parents doivent notamment payer les fournitures scolaires (cahiers, stylos…) et surtout les uniformes. Et oui, alors que vous pouvez choisir chaque matin les vêtements que vous voulez porter pour la journée, les jeunes Indiens et Népalais sont tous habillés de la même façon, bizarre, non ? Pas tant que ça : si vous demandez à vos papys / mamies, ils vous diront qu’eux aussi portaient des uniformes quand ils étaient petits !!

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Comme l’Inde et le Népal sont des pays très pauvres, les familles n’ont pas toujours l’argent nécessaire pour envoyer tous leurs enfants à l’école. Dans ce cas, ce sont souvent les garçons qui vont en priorité à l’école, tandis que les filles restent à la maison. Dans les régions les plus isolées il arrive même qu’il n’y ait aucune école ; les enfants sont utilisés pour travailler dans les champs et les rizières dès leur plus jeune âge ; beaucoup ne savent ni lire ni écrire.

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La religion est très importante en Inde et au Népal, et elle fait partie intégrante de la vie quotidienne. Les enfants sont emmenés très tôt dans les temples où leurs parents leur apprennent à rendre hommage aux dieux et à leur présenter des offrandes. De nombreux enfants sont également destinés par leurs familles à devenir des moines (ou des nonnes pour les filles). Ils sont donc envoyés très jeunes dans des monastères où ils vivent en communauté et apprennent les textes sacrés, les rituels, etc… Ce genre de vie peut nous sembler difficile mais en fait les moinillons ne manquent de rien et tous ceux que j’ai rencontrés avaient l’air très heureux.

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Tous les enfants n’ont malheureusement pas la chance de vivre avec leurs parents (ils peuvent être morts ou trop pauvres pour s’occuper d’eux) ou dans les monastères. Ils vivent donc dans la rue, et demandent aux passants de quoi manger ou un peu d’argent.

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Mais d’où qu’il vienne, qu’il soit pauvre ou riche, un enfant reste un enfant et sa principale occupation, c’est de jouer : mis à part les classiques jeux de billes, les petites voitures (improvisées à base de canettes ou bidons d’huile en plastique et capsules de coca cola) deux activités qui nous sont assez étrangères sont omniprésentes en Inde et au Népal : le cricket et le cerf volant. Le jeu de cricket est relativement compliqué : il se joue à deux équipes, l’une est chargée de lancer une balle que l’adversaire doit frapper avec une batte plate et envoyer le plus loin possible afin que la première équipe ne puisse la rattraper. Pour les cerfs volants, c’est plus simple, il s’agit de les faire voler haut et loin. Mais il existe également des combats de cerfs volants dans lesquels les enfants attachent des bouts de verre à la ficelle de leur cerf volant et le but est de couper les ficelles des concurrents sans se faire couper la sienne.

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Ecole du monde n°2:Les transports en Inde

Dimanche 5 avril 2009

Certains moyens de transport nous sont familiers mais présentent tout de même des particularités. Parmi les véhicules classiques nous retrouvons les camions qui sont très nombreux sur les grands axes routiers. Ils relient les grandes villes et sont chargés d’objets et denrées de toute sorte. Ce qui est étonnant c’est qu’ils sont tous richement décorés. Guirlandes de Noêl et pompons ornent la cabine, tandis que les côtés et l’arrière présentent des peintures colorées. Un chauffeur nous a expliqué que certaines de ces décorations ont une signification religieuse et sont censées protéger le véhicule, tandis que d’autres ont un but réellement sécuritaire ; en effet, la nuit lorsque les feux des autres véhicules éclairent le camion, les peintures claires reflètent la lumière et permettent aux autres conducteurs de mieux discerner le camion, un peu comme les gilets de couleur jaune fluo rescent que nous avons dans nos voitures, ou les plaques de réflecteurs qui sont fixées sur les roues de nos vélos.

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Les trains sont également un moyen de transport très utilisé par les Indiens car ils permettent de couvrir de longues distances. Chaque jour plus de 14 millions de voyageurs empruntent ce mode de transport ! Comme vous pouvez le voir les trains indiens n’ont rien à voir avec notre TGV, mais les trajets parfois longs sont parait-il très animés grâce à la diversité des ‘voyageurs’ (hommes, femmes et enfants, mais aussi animaux domestiques tels que chèvres, poules,etc…), et aux odeurs qu’ils offrent. Nous vous raconterons nos expériences en train dans quelques semaines.

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D’autres transports que nous connaissons bien et qui sont fréquents lorsqu’on approche des villes sont les bus, les motos, les vélos et les tracteurs, souvent parés de guirlandes multicolores.

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L’Inde reste un pays largement rural, c’est-à-dire que la majorité de la population vit dans les campagnes. Les moyens de transport non motorisés y sont très courants. Les Indiens utilisent leurs animaux pour les transporter d’un endroit à l’autre. Nous croisons donc beaucoup de chariots tirés par des ânes, des chevaux ou encore des buffles, mais ce qui nous étonne le plus, ce sont lesnombreux Indiens qui se déplacent à dos de chameaux et d’éléphants, aussi bien sur les routes de campagne qu’en plein centre ville !

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Enfin il y a la catégories des véhicules ‘inédits’, ceux qu’on ne trouve nulle part ailleurs. Le plus typique est l’auto-rickshaw, aussi appelé ‘tuk tuk’ (il doit sûrement ce surnom au bruit qu’il fait). Il s’agit d’un tout petit véhicule à moteur, monté sur 3 roues et couvert d’une capote en toile. C’est un mode de déplacement très pratique en ville car peu cher et qui peut passer partout, mais dans lequel les passagers (les étrangers/touristes s’y installent à 2 ou 3 maximum, alors que les Indiens parviennent à s’y entasser jusqu’à 7 ou 8) ne sont pas à l’abri de la pollution. Il en existe une version un peu plus grande appelée ‘tempo’ et qui fait office de mini bus.

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A la campagne, nous avons également croisé des drôles de véhicules, mélange entre le tuk tuk et le tracteur, qui rappellent un peu les dragsters américains (ces engins construits près du sol et tout en longueur utilsés pour les courses de vitesse en ligne droite), mais n’en possèdent pas la vitesse !!

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Tous ces moyens de locomotion se côtoient sur les routes de campagne et à l’intérieur même des villes, ce qui cause quelques problèmes de sécurité. Les routes ne sont pas toujours en très bon état et la plupart des conducteurs ne respectent aucune mesure de sécurité (pas de ceinture, pas de casque, non respect des limitations de vitesse, etc…). De plus les transports en commun sont souvent surchargés (trop de passagers) et mal entretenus.Les routes et rues indiennes deviennent ainsi de véritables mélimélos inondés par le bruit incessant des klaxons, sans oublier la présence des vaches qui se couchent où bon leur semble et constituent de nombreux obstacles parfois difficilement franchissables.

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Ecole du monde n°1

Dimanche 5 avril 2009

Bonjour aux petits (et grands) curieux !

Bertrand et moi, nous faisons un grand voyage tout autour de la terre et nous avons décidé de partager avec vous nos découvertes.

Pendant 10 mois, nous allons visiter plus d’une douzaine de pays différents et nous essaierons de vous expliquer comment les gens y vivent.

A très bientôt !