Envoûtement balinais « Rev’olution

Envoûtement balinais

17-30/06/2009

Notre arme secrète pour découvrir Bali: notre ami indonésien Emir, alias Mimir (celui la même qui nous avait rejoint au Vietnam). Il connait fort bien l’île pour y avoir travaillé pendant plusieurs années, et a décidé de venir nous y rejoindre pour une semaine. Quelques jours avant notre arrivée il nous envoie le mail suivant : « pouvez-vous me dire a quelle heure vous arrivez à Bali le 17 Juin? je vais essayer d’organiser quelque chose à l’aéroport…et pour l’hébergement j’ai une bonne nouvelle pour vous, mon ancien patron a une maison vide à louer et je vous invite là-bas pour une semaine….gratuit!!! » Plutôt rassurant, non ? !!

bibi-et-mimir

De nombreux touristes arrivent directement à Bali (Jakarta ne présente en effet pas vraiment d’intérêt), ce qui encombre parfois le hall d’immigration du petit aéroport. Deux vols internationaux arrivent en même temps que le nôtre ; cela fait beaucoup de visas à délivrer….La procédure étant quelque peu complexe (paiement à un guichet puis retour en queue de file d’attente pour obtenir les visas) les resquilleurs ne manquent pas (l’appel de la plage serait-il plus fort que l’honnêteté et le respect d’autrui ?!) mais on ne se laisse pas faire, et tout devient plus facile lorsqu’on aperçoit Mimir à la sortie. Il a loué une voiture et nous emmène faire le tour du célèbre quartier de Kuta (plage,bars, hôtels, boutiques, bikinis et mini shorts, y’a du monde !!) qui est tristement célèbre pour les deux attaques à la bombe très meurtrièrs de 2003. Nous mettons ensuite le cap sur la banlieue de Denpasar où Mimir a loué la maison de son ancien boss. Nous sommes super bien installés et la journée finit en beauté par un succulent dîner de poissons et fruits de mer sur la plage. Ca c’est les vraies vacances !

Le lendemain matin, Mimir nous fait goûter le rêve balinais en nous emmenant sur la plage de Dreamland. Il y a en effet beaucoup de surfeurs et les rouleaux sont impressionnants (on a intérêt à avoir le maillot de bain bien accroché !!).

temple-dulu-watu

Plus tard dans l’après midi nous nous rendons au superbe temple d’Ulu Watu, perché sur la falaise où nous avons la chance d’assister non seulement au coucher du soleil mais également à un magnifique spectacle de danse Kecak. Une cinquantaine d’hommes sont assis en cercle ; ils portent un sarong à larges carreaux et exécutent une sorte de transe, répétant sans cesse la syllabe ‘cak’ (prononcer ‘tchac’)et jetant leurs bras en avant. Au milieu du cercle plusieurs acteurs rejouent une célèbre bataille du Ramayana, dans laquelle le dieu singe aide le prince Rama à combattre le roi des démons. C’est impressionnant !

spectacle-de-danse-kecak

L’archipel indonésien jouit d’une longue et riche histoire. Les premiers royaumes y ont prospéré dès le 8ème siècle avant J.C, attirant l’attention des marchands indiens et chinois qui ne tardèrent pas à y amener leurs soieries et épices, ainsi que leur religion. L’hindouisme a vite dominé la région, mais ne fit pas le poids face aux puissants sultans qui imposèrent largement l’Islam dès le 15 ème siècle. Les Hindous se sont alors retirés sur Bali, qui demeure aujourd’hui la seule île de l’archipel où continue de fleurir la culture hindoue. Les temples sont omniprésents , et chaque jardin compte plusieurs autels couverts d’offrandes.

Après les plages il est temps de rentrer dans les terres. Direction les marchés artisanaux de Sakawati et la belle ville d’Ubud, centre culturel et religieux de l’île.

dans-les-environs-dubud

Une fois sortis de l’enfer routier de Kuta et ses environs, nous sillonnons de jolies petites routes de campagne bordées de rizières et fermes de canards. L’Indonésie, et Bali en particulier, est riche en savoir faire artisanal. Nous connaissons tous les fameuses marionnettes des théâtres d’ombre, mais il y a beaucoup d’autres spécialités : les cerfs volants sont très appréciés, ainsi que les masques en bois peints en pointillés, mais une des grandes spécialités c’est le batik, un tissu qui n’est pas sans rappeler les wax hollandais que l’on trouve partout en Afrique et dans lequel les Indonésiens taillent leurs sarongs (jupes longues portés par les hommes et femmes, pièce centrale du costume traditionnel indonésien). Les motifs ici sont très fins et les coloris moins bariolés que chez nos amis congolais, ce qui rend ces étoffes un peu plus portables pour nous autres Européens ; c’est ainsi que je craque, et achète 2 jupes qui viendront compléter ma collection africaine déjà bien fournie je fois l’admettre… Emir nous fait découvrir pour la pause déjeuner un endroit absolument enchanteur. Nous dégustons du canard, installés dans un petit gazebo, au milieu des rizières et étangs à koi (ces gros poissons rouges, blancs et noirs qui sont synonymes de porte bonheur en Extrême Orient). Au loin des enfants jouent au cerf volant…ce Bali auquel je ne m’attendais pas du tout est un pur bonheur, je pense qu’on va rester plus d’une semaine !

ubud

Les jours se suivent et ne se ressemblent pas. Après Ubud, ses temples et ses marchés, retour à la plage mais cette fois-ci sans les surfeurs et les gros rouleaux, histoire de pouvoir faire plus que se mouiller les cuisses et se retrouver en moins de deux secondes de retour les fesses dans le sable. Bibi et Emir tentent le snorkeling mais sans grand succès ; il est vrai que cette partie de l’île n’est pas idéale pour ce genre d’activité ; patientez les garçons, les gros poissons, c’est pour bientôt !!

coucher-de-soleil-a-bali

Nous avons déjà succombé aux multiples charmes de Bali mais Emir a encore beaucoup de ‘surprises’ pour nous. Sur la côté ouest de l’île non loin de Denpasar se trouve un des plus beaux endroits qu’il m’ait jamais été donné de voir. Nous arrivons sur le site du temple de Tanah Lot en fin d’après midi, peu avant le coucher du soleil. La marée monte et chaque nouvelle vague assaille l’édifice situé dans une petite crique en contrebas de falaises, le rendant de moins en moins accessible. La scène est superbe, avec le temple flottant en premier plan, et de grosses vagues de plusieurs mètres au loin. Nous restons là de longues minutes parmi de nombreux touristes émerveillés à admirer le paysage.

temple-de-tanah-lot

A quelques dizaines de mètres de là la magie continue. Un petit temple est perché sur un rocher au milieu des vagues ; il est relié à la falaise par une arche. Les dégradés du soleil se couchant dans le ciel, le va et vient des vagues, le temple, l’arche de pierre….tous les appareils photos immortalisent ce lieu et cet instant presque trop parfaits.

coucher-de-soleil-a-tanah-lot

tanah-lot1

Encore quelques bons plans shopping, deux ou trois restos branchés, et il est temps pour Bibi et Emir de partir à la découverte des fonds sous marins balinais.

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4 commentaires sur “Envoûtement balinais”

  1. maman dit :

    La photo est superbe !!!Mille mercis !!
    maman

  2. Nounoune dit :

    Mimir is our hero !!!

  3. muriel dit :

    youhouh Bali!!!! Trop marrant j’ai la meme photo de la plage de Dreamland!!! Et Tanah Lot, splendide….

  4. mimir dit :

    avec grand plaisir :-)