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Immersion culturelle à Yogyakarta

04-09/07/2009

Le trajet Probolinggo – Yogyakarta fut ‘bizance’, effectué dans un minivan tout confort, en compagnie de deux jeunes femmes dont une travaille pour les Nations Unies (forcément on a beaucoup causé ‘boulot’). Par contre on est vite descendu de notre petit nuage à l’arrivée dans un des deux coins à touristes de Yogyakarta ; les hôtels et guesthouses se succèdent les uns aux autres sur plusieurs centaines de mètres et tous affichent complet. Même pas la peine de se rendre à la réception, des pancartes suspendues à l’entrée préviennent le vacancier en quête de logement qu’il est assez mal barré. Au début on ne se démonte pas, mais après une dizaine d’établissements totalement occupés on commence à désespérer, d’autant qu’il se fait tard. On finit tout de même à trouver une chambre minable qu’on paie une fortune. Bibi est dégoûté et n’arrête pas de répéter  « à la première heure demain je fiche le camp de cette ville de m…. ».

Il n’aura finalement pas à mettre en œuvre ses menaces car alors que nous nous apprêtons à quitter le maudit quartier, nous constatons que la plupart des pancartes affichent désormais ‘chambres libres’. Et oui, en fait la plupart des touristes viennent sur Yogyakarta en tour organisé et n’y restent qu’un jour ou deux, libérant les chambres tôt le matin ; si vous arrivez après midi, c’est foutu tout est à nouveau plein comme un œuf. Entouka, aujourd’hui c’est notre jour de chance car nous frappons par hasard à la porte d’une guesthouse qui va devenir notre petit nid douillet pendant toute la semaine. Notre chambre est adorable avec une petite salle de bain tout comme il faut ; le jardin est très bien entretenu et il y a même une piscine !! Mais ce que l’on ne sait pas encore, c’est que nous aurons droit chaque matin au meilleur petit déjeuner de tout le voyage. Imaginez une bonne tasse de café javanais, une belle assiette de fruit tropicaux, et trois petits pains aux céréales encore chauds, à tartiner de beurre, confiture, miel et vermicelles en chocolat… On est arrivé pour 2 nuits, on est resté toute la semaine…

La guesthouse est sans aucun doute une des raisons pour lesquelles nous gardons un si bon souvenir de notre passage à Yogyakarta, mais la ville et ses environs ont également su nous séduire dès nos premières balades.

Je sens que je vais encore en écrire des tonnes, alors pour éviter d’être soporifique, je vais profiter un maximum des belles photos du Bibi pour vous faire partager notre séjour à Yogyakarta.

On a entendu dire que la vieille ville est particulièrement charmante et on décide donc de nous y rendre, sans guide, ni carte, histoire de nous y perdre quelques heures, armés seulement de notre appareil photo. Nous ne sommes pas déçus ; les ruelles s’enchaînent, bordés d’adorables maisonnettes. L’espace est réduit mais cela n’empêche pas les habitants de parer leur parcelle de fleurs et plantes vertes de toutes sortes. Les Indonésiens aiment semble-t-il beaucoup les oiseaux. Chaque terrasse, chaque fenêtre est ornée d’une ou plusieurs cages à oiseaux.

vieille-ville

Qui dit beaucoup d’oiseaux, dit (forcément) marché aux oiseaux, non ? et bien celui de Yogyakarta est tout simplement superbe ! Les boutiques se suivent, remplies de très beaux spécimens, présentés dans de non moins belles cages. Perruches, cacatoès, perroquets du Gabon, colibris… les sons et les couleurs nous assaillent de tous les cotés.

le-marche-aux-oiseaux

A notre grand bonheur le marché présente également des animaux qui n’ont rien à voir avec les volatiles : singes, serpents, geckos, lapins, chauve-souris, cochons d’Inde, etc… apparemment les Indonésiens sont très fervents d’animaux domestiques, Bibi aussi !!

bibi-lami-des-animaux

Après une après midi d’errance dans les vieux quartiers, on reprend notre bon vieux Lonely Planet, car il y a tout de même quelques sites à ne pas manquer. Nous commençons par le Kraton, l’enclave royale séparée du reste de la ville par un mur d’enceinte blanc comme neige. Cette ville à l’intérieur de la ville qui abrite plus de 25 000 personnes, est en fait le centre culturel et politique de Yogyakarta. Le Sultan, autorité traditionnelle très respectée, y demeure dans un somptueux palais que nous ne pouvons malheureusement visiter qu’à moitié. De nombreux artistes et artisans travaillent dans des ateliers ouverts sur la rue, ce qui nous permet de découvrir les secrets de fabrication des marionnettes en cuir du théâtre d’ombres, et des batiks.

theatre-dombres

application-de-la-cire-processus-de-fabrication-du-batik1

Nous découvrons ensuite une des principales attractions de la ville : le Palais des Eaux, vaste complexe de bassins, canaux et palais cachés, construit par un architecte portugais, dont on raconte qu’il aurait été exécuté immédiatement après la fin du chantier afin de garder secret les lieux de plaisir du sultan de l’époque.

porte-du-palais-des-eaux

Les édifices ont malheureusement beaucoup souffert suite à plusieurs guerres, et surtout suite à un puissant séisme qui a secoué la région en 2006, mais il est tout de même fort plaisant d’escalader les ruines, et de chercher au milieu des étroites ruelles l’entrée de couloirs sous terrains.

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Mercredi 8 août est un grand jour pour les Indonésiens car ils sont appelés aux urnes afin de nommer un nouveau président de la République. Deux hommes (dont le chef d’Etat actuel, au nom si long et compliqué qu’il se résume à ses initiales SBY) et une femme (ancienne présidente) sont en lice, chacun accompagné de leur vice président. Nous nous rendons dans plusieurs bureaux de vote et constatons que le taux de participation est élevé ; les habitants du quartier sont fiers de nous montrer leur doigt ‘encré’ pour prouver qu’ils ont participé à l’élection. On n’y avait pas pensé, mais étant donné que c’est jour d’élection, beaucoup de sites sont fermés… on avait prévu d’aller au musée, histoire de compléter tout ce qu’on a pu observer et apprendre ces derniers jours. Les grilles sont évidemment closes, mais un gardien nous fait signe d’entrer et à notre grande surprise il nous autorise à visiter le musée (contre une petite somme bien entendu !). Nous sommes seuls dans le bâtiment, c’est chouette !

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Au cours de nos ‘errances’ dans la vieille ville qui nous a vraiment beaucoup plu, nous avons fait d’étranges mais fort agréables rencontres. En voici quelques unes :

Un groupe de bons (étant donné l’état et la qualité de leurs instruments) musiciens et chanteurs, dans un des corridors sous terrains du Palais des Eaux.

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Un curieux éleveur de poissons d’aquarium (qui ne rentrait plus dans son pantalon…)

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Une fratrie de violoniste-photographe tenant un petit café fort sympathique.

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Sans oublier nos innombrables séances photos pour le plus grand bonheur des autochtones !!

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Voilà pour nos souvenirs de Yogyakarta, mais ce n’est pas encore vraiment fini car d’autres sites enchanteurs sont tout prêts et nous y emmenons de ce pas…

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2 commentaires sur “Immersion culturelle à Yogyakarta”

  1. muriel dit :

    J’ai aussi adore yogya, tres tres agreable cette ville! Entouka t’ecris toujours aussi bien Elodie! ;-)

  2. Pahlawan dit :

    Yup, that’ll do it. You have my apteociapirn.