Patchwork malaisien « Rev’olution

Patchwork malaisien

16-23/07/2009

Nous devons quitter l’Indonésie car nos visas arrivent à échéance ; nous avons le choix entre Singapour et la Malaisie, mais pour un séjour d’une dizaine de jours la seconde option nous a paru la meilleure, d’autant que les distances ne sont pas énormes ce qui nous permettra d’effectuer plusieurs étapes sur la côte ouest du pays. Autre bonne nouvelle, nous n’avons pas besoin de visa pour entrer en Malaisie.

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Nous débarquons à Kuala Lumpur, ville qui pour moi n’évoque rien d’autre que les célèbres tours Petronas reliées par un pont-tunnel en verre. Il va falloir remédier à cette large ignorance !

Le quartier ‘backpacker’ de la capitale n’est pas bien grand et heureusement nous avons eu la prudence de réserver nos 2 premières nuits. Coup de bol pour nous, nous tombons sur des ‘hostels’ (auberge de jeunesse, cuisine et salle de bain communes) très sympas et propres. Kuala Lumpur est malheureusement réputée parmi les globetrotters pour être infestée de ‘bedbugs’ (ces petites bestioles noires plutôt mignonnes mais qui envahissent la literie et dont les piqûres me rendent folle. Pas de visiteurs nocturnes cette fois-ci, ouf !

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Notre première journée touristique à KL nous emmène tout d’abord au cœur du quartier chinois (étape désormais classique dans nos découvertes des grandes métropoles). Nous commençons à nous lasser des immenses marchés d’articles de contrefaçon, mais nous prenons toujours autant de plaisir à visiter les pagodes et temples. Un peu plus loin nous débouchons sur une grande avenue bordée de très beaux bâtiments, la plupart hérités de l’administration britannique ; nous sommes dans la partie coloniale de la ville. Les édifices conçus selon diverses inspirations architecturales bordent la place Merdeka, symbole de l’Indépendance malaisienne.

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Sur le côté se trouve l’un des plus hauts mâts porte drapeaux du monde, qui culmine si je me souviens bien à près de 96m. Cet espace historique semble aujourd’hui ‘perdu’ au milieu des gratte-ciel, mais les genres se mélangent plutôt bien, et les quelques espaces verts et fontaines contribuent à donner à ce lieu un charme indéniable.

Après l’Histoire, place à la modernité, avec la visite de la tour Menara. Il s’agit de la 4ème plus haute tour de télécommunication au monde. Elle culmine à 421 mètres et bien que le monument en lui-même ne soit pas très photogénique, la colline sur laquelle il est posé représente une belle réserve naturelle et surtout, la vue 360° depuis le point d’observation situé à 276 mètres est splendide.

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Nous restons dans le quartier des affaires afin d’admirer les fameuses tours jumelles Petronas by night. Imaginées par l’architecte Cesar Pelli, ces deux tours de 452 mètres chacune ont été les plus hautes tours du monde entre 1998 et 2004, date à laquelle la tour Tapei 101 les a détrônées. Mais ce qui fait la célébrité de cet édifice c’est surtout la passerelle d’acier vitrée qui relie les tours au niveau du 41ème étage, soit à plus de 170 mètres du sol.

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Après environ 5 heures de bus sur une autoroute en tout point semblable à celles que nous utilisons en Europe, nous empruntons le pont suspendu pour rallier l’île de Penang. L’histoire moderne de Penang remonte à 1786, lorsque Sir Francis Light –ancien officier de la Royal Navy qui a décidé de tenter sa chance dans les colonies - parvint à convaincre le Sultan de céder ce petit bout de terre à la Compagnie Britannique des Indes, pour en faire un de ses principaux comptoirs commerciaux de la région. Il faut dire qu’étant donné sa situation, l’île attirait depuis longtemps déjà toutes sortes de personnes. Les premiers marchands chinois s’y installèrent, suivis des Indiens, principalement originaires de Ceylan.

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Penang demeure aujourd’hui encore une île multi ethnique, où les communautés malaisienne, chinoise et indienne cohabitent en parfaite harmonie. C’est sans aucun doute ce riche héritage culturel qui a valu à la principale ville de l’île, Georgetown, son inscription en juillet 2008 au Patrimoine Mondial de l’UNESCO.

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Trois jours durant nous sillonnons les ruelles, collectionnant les édifices historiques de styles architecturaux variés. Les temples hindous côtoient les grandes demeures victoriennes, les monuments d’inspiration néo classique, les mosquées au design géométrique ou encore les riches bâtisses des commerçants chinois. Nos promenades nous conduisent au fort Cornwallis, construit par Sir Francis Light dès son arrivée sur l’île, et qui fut la première base militaire et administrative de la Compagnie Britannique des Indes dans la région. Nous apprécions également la visite du musée, témoignage remarquablement vivant de la diversité culturelle des habitants de l’île. Nous sommes particulièrement intéressés par la découverte des ‘clan jetties‘ véritables quartiers flottants établis par les descendants des marchands chinois. Chaque jetty regroupe la famille d’un immigrant et reflète les particularités historique et social de la lignée.

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Le dernier jour nous décidons de ‘sortir’ de la ville. La colline de Penang fut la première station d’altitude (tout est relatif nous sommes à 830 mètres….) de la Malaisie. On y accède par funiculaire et une fois parvenus au sommet on peut profiter de la fraîcheur ambiante et d’une splendide vue sur la ville.

Après la culture, place à la nature, avec une petite virée dans les Cameron Highlands. On visite la région à scooter. Première étape : une plantation de thé. J’aime beaucoup les paysages que les buissons verts forment. La visite de l’usine nous apprend qu’en fait la fabrication du thé est d’une simplicité élémentaire ; broyage, fermentation, séchage et le tour est joué ! Le thé est prêt à la vente en 48 heures chrono, impressionnant !

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Bibi insiste pour aller voir la ferme aux papillons (un bien grand mot). La volière comprend essentiellement une espèce et les pauvres bêtes ne résistent pas à l’arrosage musclé d’un des agents du site. Tout au long du parcours nous devons éviter d’écrases les papillons qui sont plaqués au sol, trempés et incapables de reprendre leur vol….triste visite. Il y a aussi plein d’insectes et autres spécimens effrayants (scarabée tricorne, scorpions, araignées… ), intéressant mais sans plus car la présentation laisse à désirer.

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Notre dernière étape malaisienne s’appelle Melacca. Encore une ville classée au patrimoine UNESCO, ce qui promet de belles visites ! La vieille ville est en effet très photogénique et on a la chance d’y trouver de sympathiques hôtels. Le nez plongé dans les prospectus explicatifs, et Bibi l’œil collé à l’objectif de son Pentax, nous enchaînons musées et sites historiques tout au long de la journée.

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Le programme des jours suivants s’annonce chargé, m ais malheureusement le destin en décide autrement et suite à un malheureux événement (l’article suivant s’étend sur le sujet) nous sommes contraints de rentrer immédiatement en capitale. Nous quittons Melacca le cœur lourd et espérons avoir un jour l’occasion d’y revenir afin d’en poursuivre la visite.

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