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Safari au Parc du Chitwan

Mardi 21 avril 2009

07-10/04/2009

Attention, ne nous méprenons pas, le Chitwan n’a rien à voir avec les ‘Kruger’ ou ‘Serengeti’ africains : il s’agit d’une petite réserve protégée d’environ 1000km², essentiellement constituée de forêt, et qui est bordée par une paisible rivière. Les photos d’il y a un demi siècle montrent des amateurs de chasse au milieu de dizaines de carcasses d’animaux sauvages, mais le temps de l’abondance est révolu et aujourd’hui il ne reste plus dans la région que 370 rhinocéros unicornes, une centaine à peine de tigres, et encore moins d’éléphants sauvages. L’endroit est également présenté comme un paradis pour ornithologues. Nous voici donc prêts à traquer les grosses et moins grosses bêbêtes !

gros-plan-rhino

Dès notre arrivée nous tentons de faire le tri dans les diverses excusions proposées par les agences qui s’agglutinent près de l’entrée du parc. Nous nous rendons vite compte que le programme est toujours le même. Les safaris en jeep et en canoë sont très populaires mais ne nous intéressent pas vraiment car nous souhaitons nous aventurer hors des sentiers battus et mettre toutes les chances de notre côté afin de vivre quelque chose d’unique. Nous optons finalement pour une journée entière de marcher dans le parc en espérant ainsi être au plus près des animaux. Notre principal souci est désormais de trouver les meilleurs guides, ceux qui pourront nous donner toutes les infos nécessaires sur les espèces végétales et animales que nous rencontrerons, et qui seront également à même de traquer et de nous protéger en cas d’attaque soudaine….Vous rigolez, mais dès le soir de notre arrivée nous avons assisté au retour en catastrophe d’un guide qui était parti accompagner un groupe de touristes dans la jungle et qui s’est fait attaquer par un rhinocéros : ce dernier lui avait mordu (et oui moi je pensais que le rhinocéros embrochait, et bien non il mord) l’arrière de la cuisse et le pauvre homme était mal en point…pas très rassurant. Parmi les curieux qui s’étaient rassemblés sur la rive de la rivière qui sépare le village de l’entrée du parc, plusieurs guides nous ont expliqué que cela arrivait et que chaque année plusieurs locaux ou visiteurs étaient blessés voire même tués par des rhino ou plus rarement par des ours à collier ou des tigres… on n’a jamais dit que le safari était une activité sans danger…

Rassurez-vous, nous ne sommes pas aussi fêlés que certains casses coups qui ont leurs émissions sur National Geographic, Planète, et autres chaînes animalières et qui vont observer la dentition des crocodiles dans la gueule même de la bestiole ; nous sommes accompagnés de deux guides qui travaillent chacun depuis au moins 12 ans dans le parc. La visite commence par l’énonciation des mesures de sécurité à respecter en cas de mauvaise rencontre. Très rapidement les premiers animaux sont en vue : il s’agit de groupes de singes. Ils sont faciles à repérer car leurs sauts de branche en branche font bouger les cimes des arbres. On quitte progressivement les grands sentiers pour nous enfoncer dans la jungle. On s’intéresse alors, sur les recommandations de nos guides, aux empreintes qui marquent le sol. On y repère vite des traces de ‘wild cat’, et de rhinocéros. Ce sont ces dernières que nous essayons de suivre. Nos pas nous mènent à plusieurs reprises dans des clairières où visiblement des rhino ont passé la nuit ; nous découvrons aussi les ‘toilettes de rhino’ et apprenons qu’ils font leurs besoins toujours au même endroit (une sorte de marquage de territoire, qui s’avère être remarquablement hygiénique). Notre parcours nous rapproche du centre du parc où se trouvent les principaux points d’eau, meilleurs ‘spots’ pour observer les animaux. Peu avant la pause déjeuner, alors que nous longeons un petit cours d’eau sinueux qui se trouve en contrebas, un des guides nous fait signe de nous arrêter. Comme à chaque fois nous nous immobilisons, l’oreille tendue, le rythme cardiaque s’accélérant à chaque nouveau bruit. Soudain nous comprenons : un énorme rhinocéros femelle est en train de se rafraîchir à une dizaine de mètres devant nous. Nous avançons doucement afin de la contourner et nous retrouver face à elle. Elle nous a entendus et décide de sortir de l’eau. Sa taille est impressionnante ; Bibi multiplie les clichés. Par chance elle choisie de grimper sur la rive d’en face. Avant de disparaitre, elle nous jette un dernier coup d’œil l’air de dire ‘je vous ai vus. Vous avez osé interrompre ma sieste/baignade : gare à vous si je vous recroise sur mon chemin !’. Quelle rencontre ! la magie de cet instant extraordinaire perdure quelques minutes puis nous reprenons lentement notre progression à travers la jungle.

elle-vient-de-sentir-le-doux-parfum-de-bibi

Entouka, nous sommes ravis de notre journée : on a beaucoup marché mais cela valait le coup ! en plus, nos guides étaient vraiment sympas. On leur a expliqué qu’on venait d’Afrique et ils étaient très curieux de la faune et la flore qu’on rencontre là-bas. L’un d’eux nous a fait beaucoup rire quand il a remarqué : « l’Afrique….je crois qu’il y a quelques noirs là-bas, non ? ».

Après cette longue journée de safari pédestre, nous nous octroyons une journée beaucoup plus cool, une journée spécialement conçue pour Nounoune puisque le thème central en est : l’éléphant.

gros-calin

Nous démarrons avec la visite de la ‘nursery’ : il y a encore quelques dizaines d’années la plupart des éléphants qu’on trouvait au Népal venaient d’Inde et de Thaïlande. Puis le gouvernement a décidé de créer son propre centre d’élevage. Le centre compte de nombreux éléphanteaux très espiègles. Les plus jeunes ne sont pas attachés et si vous leur présenter des biscuits ils pourront se montrer très collants. Nous avons beaucoup rigolé en observant quelques visiteuses indiennes se précipiter vers les éléphanteaux pour les couvrir de fleurs et de sucreries (en hommage à Ganesh, dieu à tête d’éléphant et porte bonheur) et ensuite partir en courant lorsque les pachydermes gourmands se lançaient à leur poursuite.

les-premiers-jumeaux-du-breeding-center

si-mignon-et-pourtant-deja-plus-de-200-kg

L’activité suivante – grand classique du Chitwan - m’a permis de réaliser un de mes rêves, puisque j’ai pris un bain avec un éléphant ! Montée directement derrière la tête de l’éléphante, celle-ci s’est longuement amusée à puiser de l’eau dans sa trompe et m’en asperger, avant de s’immerger totalement dans l’eau pour me désarçonner. C’était vraiment très chouette et le spectacle a ravi le public venu en nombre pour l’occasion.

un-bonne-douche-pour-nounoune

big-splashelephant-sentrainant-au-plongeon-canard

Nous avons terminé la journée par THE attrape touristes du parc : la balade à dos d’éléphant. Tous les touristes se retrouvent dans des nacelles extrêmement inconfortables (croyez moi c’est bien pire que les selles de chameaux). Tous les éléphants se suivent les uns les autres sur un chemin tracé au cœur d’une petite forêt. Le parcours est fait de telle sorte qu’on voit des rhinocéros dans une clairière, ensuite d’autres rhinocéros dans un bain de boue ; ensuite les éléphants eux-mêmes traversent quelques rivières avant de revenir tranquillement au point de départ. Aucune spontanéité mais très chouette quand même pour les photos !

pssshhhhhhiiitttt

Je termine par un petit coucou à un charmant couple de Toulonnais (Michel et Karine) qui nous ont filé plein de tuyaux sur la Polynésie Française où ils ont récemment passé leur lune de miel. Un grand merci à eux et bon vent pour les voyages à venir !

Et encore quelques clichés, juste pour le plaisir !!!!

un-bon-bain-de-poussiere

elephant-et-son-mahout